Ze’ev Revah, l’acteur aux mille facettes nous a quittés
ROBERT BEN DENOUN

Même les étoiles finissent par s’éteindre. Ze’ev Revah, figure emblématique et inoubliable de la culture israélienne, nous a quittés à l’âge de 84 ans. Acteur charismatique, comédien au talent éclatant, réalisateur inspiré, peintre et scénariste prolifique, Ze’ev a illuminé les planches des théâtres, les écrans de cinéma et les foyers à travers la télévision tout au long de sa carrière.
Né le 15 août 1940 à Rabat, au Maroc, Ze’ev Revah était l’aîné d’une fratrie de huit enfants. En 1948, à l’âge de huit ans, il émigre avec sa famille en Israël. La famille s’établit d’abord à Haïfa, puis dans le quartier de Mousrara à Jérusalem, où son père, rabbin, fonda une synagogue. Finalement, ils s’installèrent dans le quartier de Kiryat HaYovel. Plus tard, Ze’ev servit dans Tsahal, où il fut intégré à la brigade du Nahal.
Cet ancrage dans la tradition, et ses prédispositions lui permirent de tisser des liens particuliers avec le public israélien. La plastique de son visage, son sourire, ses mimiques, sa peau hâlée, le choix de ses rôles, créèrent de lui une image peu fidèle à celui qu’il était; un artiste épris de son pays, de son peuple, qui à travers ses personnages drôles ou dramatiques, voulait offrir de l’amour, partager de l’amitié, rendre les gens heureux, et faire partie de cette foule qu’il aimait tant.
Il parlait l’arabe et l’hébreu et un peu le français, et sous ces trois bannières, il s’est investi sur de nombreuses scènes, de nombreux plateaux et studios de cinéma. Il a joué dans plus de 40 films, dont des classiques comme « Hasamba et les jeunes déserteurs » (1971), « Snooker » (1975), « Charlie et une moitié » (1974), « Tipat Mazal,(un brin de chance » (1992, qu’il a réalisé), qui incarnaient pour la plupart un genre cinématographique bien particulier appelé « Bourekas », du nom des spécialités frites dont raffolent les Israéliens. Ses personnages, Hakham Hanouka, Sasson, Shraga, Bouba, et bien d’autres, lui permirent de renforcer son capital sympathie auprès du public israélien.
S’il est devenu dans les années 70 une star de la comédie populaire israélienne, aux côtés de Yehouda Barkan, il a souffert d’une campagne médiatique humiliante qui le renvoyait à ses origines orientales, à son rang social (il luttait contre la pauvreté et la misère), à ses préférences politiques (soutien au Likoud), à sa faconde, à ses pitreries qualifiées de « populaires ».
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