Shirel, Yentl comme un miroir

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Shirel     Credit Photo Ovlac

Shirel n’est assurément plus la jeune fille timide, quoique déterminée, que l’on a toujours connue. Cette désormais israélienne (depuis 20 ans) qui pimentera souvent notre conversation de mots en hébreu, viendra à notre rencontre avec une invitée de marque, sa fille Adiel, un an, qui folâtrera pendant toute l’interview entre prises de courant et landaus à bascule. Discrètement élégante, souriante, Shirel nous servira sur un plateau un scoop retentissant. En effet, sa mère, la chanteuse Jeanne Manson, dont la maman avait été adoptée à sa naissance, vient en effet de découvrir que sa grand-mère maternelle biologique était juive, originaire de Pologne. Ainsi ce sentiment, cette évidence quasi mystique de Shirel de se savoir absolument juive depuis toujours, n’étaient pas fortuits (même si son père, André Djaoui l’est).

Michel Legrand
Shirel entamera une série de concerts début décembre dont le thème Yentl, tirée du célèbre livre d’Isaac Bashevis Singer et du film éponyme, conte l’aspiration des femmes dans le Judaïsme à l’égalité, à la liberté, à l’épanouissement. Tout cela sur la musique de Michel Legrand. Cela promet !

 

Le plus extraordinaire c’est que  nous venons d’apprendre que ma mère, Jeanne Manson, est juive, petite-fille de Barouch Baranovski refugié de Pologne.

André Darmon : On ne se rend peut-être pas compte Shirel, mais tu as déjà une longue carrière derrière toi ? Quel est à ce jour ton plus beau souvenir professionnel ?

Shirel (elle rit) Mon plus beau souvenir professionnel serait plutôt un moment de grâce très particulier. Ainsi, lorsque je chantais sur Notre Dame de Paris, j’ai été malade un soir avant la représentation. Un des chanteurs est alors venue vers moi et m’a dit : peu importe comment tu chantes Shirel, mais chante vrai. Et lorsque je suis montée sur scène et dis-toi bien que cela se passait à Vichy et que l’émotion était à son comble, d’autant que je jouais le rôle d’Esméralda, un rôle ou l’injustice prime, un rôle qui ne pouvait ne pas nous faire penser à la condition juive, alors passionnément, et presque sans voix, j’ai switché mes problèmes. Un moment rare.

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