Racisme en France : la Haine Antisémite (2eme partie)

par David Reinharc

Haine antisémite/antisioniste à l’école

En France, désormais, savoir les mathématiques, savoir l’histoire et la géographie, la grammaire du français ou la physique-chimie, tout cela n’est rien du point de vue de l’Education nationale, si ce n’est pas accompagné (c’est le rôle des Instituts universitaires de formation des maîtres) d’une solide maîtrise de l’art de ne jamais tourner le dos aux élèves ou de trouver des biais pour leur exposer la Shoah ou le conflit israélo-arabe sans heurter leur sentiment d’appartenance confessionnelle.

Israël Magazine est allé voir de près comment les figures anciennes et nouvelles de l’antisémitisme ont pénétré le système scolaire.

Pour avoir montré deux caricatures de Mahomet issues de Charlie Hebdo lors d’un cours d’enseignement moral et civique sur la liberté d’expression, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, est décapité à la sortie de son collège. Son assassin a agi seul, mais il n’était pas seul. Des collégiens et un parent d’élève qu’avaient indignés son exposé ont rendu possible son assassinat.

En 2004, Jean-Pierre Obin, Inspecteur de l’Education nationale, menait une enquête à la demande du ministre de l’Education. Voici ce qu’il écrivait : « Il est, sous nos yeux, une stupéfiante et cruelle réalité : en France les enfants juifs – et ils sont les seuls dans ce cas – ne peuvent plus de nos jours être scolarisés dans n’importe quel établissement.  » Il vient de signer un livre. Son titre : Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école.

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Bernard Ravet a été principal dans trois des collèges de Marseille. Dans Principal de collège ou imam de la République?, il raconte comment il fut contraint de refuser un élève juif : « Je l’assume: ce jour-là, une fois encore, j’ai agi en directeur d’ONG, parant à l’urgence qui me semblait la plus vitale, et pas en principal de collège investi de la mission de défendre des valeurs républicaines qui, en l’état, ne m’auraient pas permis de garantir la sécurité de cet adolescent dans mon collège musulman à 95%, où certains sont chauffés à blanc tous les soirs via les télévisions par satellite arabes vouant aux gémonies Israël, les Juifs, et la France coupable d’interdire le port du voile aux élèves. »

L’image des Juifs dans l’enseignement scolaire n’arrange pas les choses. L’école de la République ignore le fait civilisationnel et la diversité des parcours historiques juifs, au profit d’une vision figée en deux incarnations antithétiques : la victime de la Shoah et le bourreau israélien. De toute façon, sur de multiples sujets, dont la Shoah, et le conflit israélo-arabe, les cours sont contestés par des élèves qui parfois, comme à Lille, dans une classe de quatrième, menacent de « buter leur enseignant à la kalach ».

Dans Les Territoires perdus de la République, Iannis Roder, professeur d’histoire-géographie, rapporte cette phrase d’un élève : « Hitler aurait fait un bon musulman. »  Les témoignages recueillis par l’association Perec témoignent que le racisme n’est plus celui de Dupont-Lajoie s’attaquant à des ouvriers algériens.

La finalité de l’instruction jadis était la constitution d’êtres raisonnables, aptes à réfléchir en toutes circonstances. Les professeurs sollicitaient les œuvres, « patrie non mortelle des hommes mortels » (Hannah Arendt). Aujourd’hui  ils sollicitent l’imam du quartier pour légitimer leur enseignement.

Racisme TROIS QUESTIONS A JOSIANE SBERRO

Josiane Sberro, est chef d’établissement de l’Éducation nationale à la retraite, est vice-présidente de Primo-Info, site de réinformation sur le Proche-Orient, membre de Perec (Pour une école républicaine et citoyenne). Elle est vice-présidente de l’Association France-Israël.

–  La propagande en « soutien au peuple palestinien » est fréquente à l’école et à l’université. Comment expliquer le silence des instances éducatives ? 

En 1985, toutes les écoles et collèges de France reçoivent le BT (bibliothèque de travail), bible de recherche pour les enseignants et les élèves fournie par l’administration : « Les Palestiniens un peuple sans terre et sans Etat ». Portrait d’Arafat en couverture et 40 pages de cartes et documents détournés. Cette intrusion fut confortée avec l’intifada par des livres et des actions pédagogiques idéologisés. En 2004 au lycée J. Decour, par exemple, les élèves de 5ème doivent décorer des photos de portes détruites par l’armée israélienne à Naplouse. Il ne fut opposé que la résistance de militants, ironiquement surnommés « les sionistes », convaincus de la mystification. La politique arabe de la France oublie les enfants juifs chassés des cours de récréation.

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– La loi de 2004 a restreint le port des signes religieux à l’école. La question du voile n’était-elle pas l’arbre qui cachait la forêt islamiste ?

1989, c’est le premier voile à l’école. Voile prosélyte islamique importé par l’idéologie de Khomeini, accueilli en France. 2004, c’est l’année des premières revendications de nourriture hallal dans les cantines, du refus pour les filles des cours de piscine. La commission Stasi reconnait des abus et certains comportements sont interdits par les règlements intérieurs des établissements.

– A l’heure où des élèves défient l’école au nom de l’islam, peut-on encore enseigner la Shoah dans les écoles ?

L’enseignement de la Shoah fait partie des programmes scolaires. Il est encore maintenu malgré de violentes contestations dans certains secteurs

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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