Etats des lieux et des enjeux

Après des siècles consacrés aux guerres, à l’édification d’une société industrielle, à la consommation sans vergogne des ressources naturelles, sans contrôle, sans ajustements, l’homme, et souvent malgré lui, s’est soudain mis à considérer qu’il faisait partie d’un ensemble qui possédait sa propre cohérence. Il s’est aperçu aussi que les liens qui existaient entre lui et le milieu dans lequel il évoluait étaient si intimement serrés, que sa survie dépendait de son action sur son environnement, et qu’il se devait de changer ses comportements, de prendre conscience de la fragilité des éléments naturels dont il pouvait avoir l’usage, soit qualitativement, soit quantitativement. Les Etats ont pris le relais, sous l’influence d’organes de pression, de la presse, des d’institutions scientifiques, de chercheurs. Dans le même temps est apparue une spécialité qui n’existait pas jusque-là, et qui prenait en compte tous les dérèglements et les gabegies de fonctionnement : la climatologie.

La survie des êtres vivants dépend de l’information convenable ou non qu’ils reçoivent sur leur environnement, écrivait Paul Watzlawick

Des accords transversaux passés entre les gouvernements, au-delà des clivages politiques, des oppositions nord-sud, dépendent actuellement les efforts consentis pour remplacer les sources d’énergie (en passant des énergies fossiles comme le pétrole ou le gaz aux énergies renouvelables), de la diminution des émissions de co2 et des gaz à effet de serre2, et par voie de conséquence, permettront de réduire le réchauffement climatique constaté un peu partout.3 La 25e conférence des Nations-Unies sur le climat (COP25) s’est déroulée à Madrid en Espagne entre le 2 et le 13 décembre dernier, avec pour but exprimé la volonté de régler tous ces problèmes, et de faire respecter par les délégations présentes les engagements pris à Paris en 20154. Mais les états trainent les pieds, pour diverses raisons, et les élans nécessaires, la dynamique indispensable, ne sont pas au rendez-vous dans la capitale espagnole, à un an de la COP26 qui doit se tenir en 2020 à Glasgow, en Ecosse.

« Ne pas tenir compte de ces avertissements et ne pas prendre de mesures drastiques pour inverser les émissions signifie que nous continuerons d’être témoins de vagues de chaleur mortelles et catastrophiques, de tempêtes et de pollution. » s’est exclamé lors du discours d’ouverture du secrétaire Général des Nations Unies, le portugais António Guterres. Le traité de Paris, piloté par le ministre français Nicolas Hulot, visait à contenir le réchauffement climatique, à abaisser la température de 2 °C par rapport à l’existant, afin de limiter les perturbations visualisables sur la Terre et dans les eaux. « L’écologie est aussi et surtout un problème culturel, le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux. » avait-il dit alors. Or les émissions mondiales de CO2 ont encore augmenté de 0,6 % en 2019. Pour donner un ordre d’idée, seuls 67 pays ont adhéré à l’Alliance pour l’ambition climatique, qui préconise une neutralité carbone aux abords de 2050. Ils ne représentent seulement que 10 % des émissions de CO2 du monde. Nous sommes loin du compte.

Par Robert BEN DENOUN

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