Les raisonnements les plus indignes sont invoqués. La situation des Juifs va s’améliorer, les aider c’est jouer le jeu des Nazis, la paix est mise en péril.

Deborah Lipstadt, qui a analysé la presse américaine de l’époque, constate que « jusqu’à la Nuit de Cristal et même après dans une moindre mesure, une importante partie de la presse continua à être optimiste en ce qui concerne le traitement des Juifs. Elle condamne la violence et immédiatement prédit que ce qui vient de se passer marque la fin de la campagne terroriste contre les Juifs. Ce qui n’arriva jamais. En fait, à chaque étape la brutalité augmentait… Aussi longtemps que l’on put argumenter que l’Allemagne allait adopter une attitude plus rationnelle et plus respectable, on pouvait arguer que le monde resterait en paix…. »

Arrêter de financer les Juifs européens

Le désir de paix d’une grande partie des populations occidentales est tel qu’elles deviennent incapables de regarder les réalités en face, à moins qu’elles ne le veuillent simplement pas. Elles se répètent sans cesse, pour se rassurer et conforter leur opinion publique, que le régime allemand va se modérer et qu’Hitler va devenir un dirigeant respectable. Le moindre signe, la plus petite manifestation dans ce sens, sert de preuve irréfutable de cette évolution chimérique et devient l’excuse pour continuer dans cette voie sans issue. Si la situation doit s’améliorer, alors ne vaut-il pas mieux que les Juifs restent chez eux ? Mais, les aider, les financer, n’est-ce pas jouer le jeu des oppresseurs d’aujourd’hui ? Sir Andrew MacFadyean, un libéral anglais connu qui s’est rendu sur place en janvier 1939, conclut qu’une solution dont l’exécution s’étendrait sur de nombreuses années « devrait être possible, sinon, aussi difficile que ce soit de le dire, il y a au moins un gentil qui en est sincèrement convaincu, il ne faut rien tenter de plus, sauf peut-être un minimum d’aide humanitaire. Le temps est arrivé où il faut considérer les Juifs vivants dans les Etats totalitaires comme étant des otages pour lesquels il est impossible de payer une rançon… sans augmenter l’appétit des ravisseurs à des montants qui ne pourront jamais être satisfaits. »

Par Marc-André Charguéraud

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