Quelles Solutions pour 2020 ?

Le manque de médecins est dû à la flambée démographique, au départ à la retraite des médecins immigrés de l’ancienne Union soviétique et à l’émigration des praticiens israéliens à l’étranger. Comment remédier à cette pénurie ?

Partout dans le monde, la carence de médecins nuit à la qualité des soins fournis à la population en général et à l’accessibilité, à l’efficacité et à la sécurité des soins. La pénurie de médecins généralistes et spécialistes est devenue un grave problème social et humain mettant en cause l’avenir de la santé publique. Inversement, un nombre suffisant de praticiens entraîne de meilleurs résultats pour la santé donc une population en mieux portante. Mais en Israël, plus que dans aucun autre pays de l’OCDE, plusieurs facteurs posent de sérieux défis aux médecins et alourdissent leur fardeau : travail en équipe interdisciplinaire, complexification des cas à traiter, problèmes économiques, juridiques et d’opinion publique à négocier, défaut d’infrastructures médicales et roulement rapide de patients par lit. Ainsi depuis une dizaine d’années déjà, l’Etat hébreu se voit confronté à une grave insuffisance de praticiens dont les manques se font davantage sentir en périphérie.

Un constat critique

Pourquoi ? D’abord le faible nombre de médecins est dû à la croissance démographique explosive du pays de 40% entre 2000 et 2017. En 2018, il y avait 3,1 médecins pour 1 000 habitants, soit moins que la moyenne de 3,6 dans les pays de l’OCDE. En effet, Israël compte 6,8 diplômés en médecine pour 1 000 habitants contre 12,1 en moyenne dans l’OCDE, pour un taux d’occupation des hôpitaux de 93,8%, le deuxième plus élevé des pays développés et largement supérieur à la moyenne de 75,5%.

Ensuite l’Etat hébreu est le seul de l’OCDE à ne pas avoir vu son nombre de praticiens augmenter depuis 2000 alors que nombre d’entre eux atteignent l’âge de la retraite. Environ 50% des médecins israéliens ont plus de 55 ans (contre 34% dans l’OCDE). Selon les données du ministère de la Santé 2019, sur quelque 18 000 spécialistes enregistrés, 24% d’entre eux ont plus de 65 ans. Ainsi dans certains domaines, les jeunes docteurs ne remplacent pas les retraités à un taux compensatoire. En outre, les femmes – qui forment près de la moitié du personnel médical – ont tendance à prendre leur retraite plus tôt que les hommes et travaillent moins d’heures au cours de leur carrière.

Enfin, le nombre de médecins immigrants en Israël a diminué au cours de la dernière décennie. Près de 200 postes en psychiatrie sont vacants au sein de l’hôpital public, des cliniques et autres centres de soin, selon les estimations. Sans compter qu’environ 10% des médecins agréés, notamment les anesthésiologistes (thérapie qui se consacre aux soins globaux du patient qui subit une chirurgie et au soulagement de la douleur), une spécialité rare ici, vivent à l’étranger depuis au moins un an.

Par Noémie Grynberg

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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