Le Premier ministre de l’Etat d’Israël Benyamin Netanyahou, mis officiellement en examen par le Procureur général Avichaï Mandelblit pour corruption, fraude et abus de confiance, sera-t-il ou non accusé par les juges ? Les juges retiendront-ils les charges portées à l’encontre du très charismatique chef de gouvernement ? Nul ne peut prévoir l’issue d’un tel imbroglio judiciaire qui n’est point sans susciter de nombreuses questions, non point sur la nature du pouvoir, mais plutôt sur la nature du dirigeant.

La tradition d’Israël s’oppose farouchement à l’instrumentalisation du pouvoir à des fins personnelles, un pouvoir où l’intérêt du dirigeant l’emporterait au détriment de celui de l’ensemble de la nation. Moïse et Samuel, deux figures emblématiques du TaNaKh, doivent leur réputation à leur intégrité morale, entre autres. Samuel marchant sur les traces de Moïse clamant sa probité (Nombres 16 : 15), déclare au peuple : « Eh bien ! Accusez-moi à la face de l’Eternel et à la face de son élu, s’il est quelqu’un dont j’aie pris le bœuf ou l’âne, quelqu’un que j’aie lésé ou pressuré, quelqu’un qui m’ait déterminé, par un présent, à fermer les yeux sur sa faute… Je suis prêt à vous le rendre. » (I Samuel 12 : 3).

Mieux vaut s’abriter en l’Eternel que de mettre sa confiance dans les grands

De nombreuses sources bibliques témoignent de la menace du pouvoir détenu par un dirigeant fort et charismatique. Quel dirigeant pourrait-il dépasser la figure emblématique de Moïse dont il est dit, par ailleurs, qu’il est « le plus humble de tous les hommes de la terre » (Nombres 12 : 3) ? Or, que remarquons-nous à son propos ? Alors que l’ensemble du livre de l’Exode consacre Moïse comme le plus grand des prophètes, le libérateur des Hébreux d’Egypte, les livres de Josué, de Néhémie et des Psaumes semblent l’ignorer. Au contraire, se remémorant la Sortie d’Egypte, ils préfèrent valoriser l’Eternel en rappelant que Lui Seul fendit les eaux de la mer des joncs1. Même la Haggadah de Pessah relatant la libération historique des Hébreux n’évoque Moïse qu’une seule et unique fois ! C’est dire combien même une figure auréolée de nombreux mérites, aussi grande que puisse être sa réputation, est considérée par la tradition d’Israël comme étant capable, à tout instant, de sombrer dans la folie engendrée par la puissance et entraîner son peuple à sa perte. Effectivement, les Hébreux venant de l’Egypte idolâtre furent tentés un instant de considérer Moïse comme un dieu : « Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s’attroupa autour d’Aaron et lui dit : « Allons ! fais-nous un dieu qui marche à notre tête, puisque celui-ci, Moïse, l’homme qui nous a fait sortir du pays d’Égypte, nous ne savons ce qu’il est devenu. » » (Exode 32 : 1). Si Moïse est absent, cela veut-il dire que l’Eternel disparaît avec Moïse ?

Par Haïm Ouizemann

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