Pourrait-on freiner l’apparition du cancer, voire l’enrayer grâce à un simple antibiotique ?

C’est en tous cas ce qu’est parvenu à faire le Prof. Rina Rosin Arbesfeld dans la clinique de gastroentérologie du Dr. Revital Kariv au Tel-Aviv Medical Center. « Le cancer colorectal est le troisième parmi les cancers le plus fréquemment diagnostiqués, et la quatrième cause de mortalité dans le monde », explique-t-elle.  » Son origine provenant dans la majorité des cas d’une mutation du gène APC (polypose colique adénomateuse), nous avons voulu vérifier la faisabilité et l’efficacité d’une correction de cette mutation comme traitement potentiel de la maladie ». Cette étude a révélé qu’un simple antibiotique utilisé contre les bactéries intestinales est capable de faire disparaître les polypes précancéreux du côlon. L’étude, menée auprès de patients atteints de polypose adénomateuse familiale, provoquant l’apparition de nombreux polypes dans le gros intestin, susceptibles d’évoluer en cancer du côlon, éveille de nombreux échos ainsi que l’espoir de trouver d’autres antibiotiques capables d’enrayer des types de cancers différents. Après avoir testé l’efficacité sur des souris, et constaté qu’il faisait disparaître les polypes précancéreux, les chercheuses l’ont essayé sur dix patients atteints de polypose adénomateuse familiale (PAF).  » Il s’agit d’une maladie génétique dans le cadre de laquelle les patients développent des centaines, voire des milliers d’adénomes dans le côlon et le rectum, qui peuvent évoluer en cancer s’ils ne sont pas retirés « , explique le Prof. Arbesfeld. Les dix patients ont donc été traités à l’érythromycine pendant 4 mois, et ont été suivis au moyen d’une colonoscopie perfectionnée, avant le traitement, 4 mois après et 12 mois après.

« Le suivi a porté sur le nombre des polypes, et leur taille », explique le Dr. Kariv.

De même, des échantillons de tissus ont été collectés et soumis à des analyses moléculaires et génétiques. Dans 70% des cas, les polypes ont disparu ou ont été réduits ». Les analyses ont par ailleurs révélé que le traitement entraînait une réduction du nombre de mutations du gène APC, une diminution de la prolifération cellulaire et la restauration de l’activité des cellules contre les tumeurs cancéreuses.

Par Guy Milliere

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