La Vérité sur Herzl

Que dirait Herzl s’il revenait parmi nous ? Il est fort probable qu’il nous demanderait des comptes. Il s’en prendrait d’une part aux religieux pour l’avoir réduit à n’être que le chantre d’un sionisme laïc et intransigeant. Et pourtant, à ces mêmes laïcs Théodor Herzl reprocherait certainement d’avoir évacué toutes les références religieuses qui abondent dans sa vie, et notamment dans son journal.

Cette perception fausse de celui qui va théoriser la possibilité d’un État juif va perdurer 30 ans après sa mort, survenue en 1904. Le premier à avoir pressenti qu’il ne méritait pas l’idée qu’on s’en faisait fut Berl Katznelson, l’un des fondateurs de la Histadrout, et rédacteur en chef de Davar, le journal quotidien travailliste.

Rêve prémonitoire

En 1934, évoquant la figure de Théodor Herzl, il écrit : « On peut parler à son propos de falsification préméditée ou due à l’ignorance. Il est à craindre que la prochaine génération ne voie en Herzl qu’un nom, une devise, tout au plus une belle légende. » Appréhension que confirme l’historien israélien Amos Elon : « Dans l’Israël d’aujourd’hui, pour la plupart des gens, Herzl ne désigne plus que le nom d’une rue. » Triste constat ! On en est là quand, en France, au milieu des années 80, Isaac (Georges) WEISZ, jusque-là spécialiste en médecine dentaire, décide d’y voir plus clair.

Herzl son identité juive

Au terme d’une enquête qui va durer 8 ans, il va finalement dissiper le mythe populaire selon lequel c’est l’affaire Dreyfus qui aurait réveillé en Herzl son identité juive. Analysant la biographie de Herzl et son journal, Georges Weisz démontre dans son livre – «Théodor Herzl : Une nouvelle lecture », publié en 2006 – que Herzl a toujours été « sioniste » et qu’il n’a jamais renié ses racines juives. Il écrit : « Élevé dans une famille traditionaliste, le père de Herzl fréquente régulièrement la synagogue de la rue Tabak, à Budapest. Mais du fait qu’il parle allemand et qu’il a réussi dans les affaires, l’histoire a voulu en faire un juif assimilé. Le grand-père de Theodor, chantre dans une synagogue, fréquente la shoule de Rav Yehouda Alkalay, qui professe alors, avec le rav Zvi Hirsch Kalisher, le retour des Juifs à Sion. A l’âge de 6 ans, le jeune garçon est scolarisé dans une école juive où l’enseignement comprenait des cours d’hébreu et une instruction religieuse. A treize ans, il célèbre sa bar-mitsva. La foi juive était profonde en lui. »

Par Mickaël LAUSTRIAT

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