« Il n’est pas nécessaire d’être juif pour être sioniste »

Biden

Biden

Michèle Mazel

Le président Obama avait décidé de faire de l’Egypte la première étape de son voyage au Moyen Orient et dans son discours du Caire avait insisté sur l’apport de l’Islam en Amérique.  Il avait alors pour vice-président Joe Biden. Devenu président à son tour, Biden a fait un tout autre choix. Lors d’une tournée déjà qualifiée d’historique, c’est à Israël qu’il a consacré sa première visite.  A peine descendu d’Air Force One, il a longuement rappelé dans son allocution son indéfectible soutien à l’Etat, évoquant sa rencontre avec Golda Meir et avec Itzhak Rabin en 1973 :  « Je repense à tout cela maintenant, et je me rends compte que j’ai eu le grand honneur de vivre une partie de la grande histoire de ce grand pays – et j’ai dit et je le répète, vous n’avez pas besoin d’être juif pour être sioniste…

Il a également rappelé que c’était sa dixième visite et que pour lui chaque occasion de retourner « dans ce grand pays où les antiques racines du peuple juif remontent aux temps bibliques est une bénédiction. »  Une bouffée d’air frais.

Petit rappel historique. Le 10 novembre 1975, trente ans après la libération d’Auschwitz   l’Assemblée Générale des Nations Unies a voté la résolution 3379, intitulée Élimination de toutes les formes de discrimination raciale, affirmant que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale.  Il y a eu 72 pays pour voter pour cette scandaleuse affirmation ; 32 avaient voté contre et 32 s’étaient « courageusement » abstenus. Il a fallu attendre douze ans pour que, le 16 décembre 1991, la résolution 46/86 vienne l’annuler par un texte lapidaire : « L’Assemblée générale décide d’abroger la décision contenue dans sa résolution 3379 du 10 novembre 1975. »   111 pays ont voté pour, 25 contre, 11 se sont abstenus dont la Turquie et 15 brillaient par leur absence, notamment l’Egypte.

Le Secrétaire Général des Nations Unis, Koffi Annan, reviendra sur cet épisode à l’ouverture de la première conférence des Nations Unies sur l’Antisémitisme le 21 juin 2004 : « Force est de reconnaître que les actions de l’Organisation des Nations unies en matière d’antisémitisme n’ont pas toujours été à la mesure de ses idéaux. Il est déplorable que l’Assemblée générale ait adopté en 1975 une résolution dans laquelle elle assimilait le sionisme au racisme et je me félicite qu’elle soit depuis revenue sur sa position. »  Hélas, Monsieur  Kofi Annan se faisait des illusions. L’antisémitisme, loin de disparaitre, est en recrudescence un peu partout dans le monde.
Et un vaste effort de délégitimation de l’Etat juif gagne du terrain, notamment aux Etats Unis. Le mouvement BDS appelle au boycott et au désinvestissement d’Israël ainsi qu’à des sanctions contre ce pays. Dans les campus américains on peut voir des banderoles proclamant que « de la rivière – le Jourdain – à la mer – la Méditerranée – la Palestine sera libre » appel sans fard à la destruction d’Israël.

Des positions que partage la frange extrémiste du parti démocrate de Joe Biden. A l’approche des élections de mi-mandat, il faut donc se réjouir de ses propos mais aussi en saluer le courage.

Climat

BIBI

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

Découvrez un exemplaire du magazine gratuitement et cliquez ensuite sur le rebord droit

https://online.fliphtml5.com/rjspi/ypmm/#p=1

Votre magazine est livré chez vous en toute confidentialité

S’abonner au magazine par téléphone ou par whats app 00972 (0) 54 254 45 20 ou au 01 86 98 27 27

Par email  Andredarmon21@gmail.com compte  paypal même si vous-même n’avez pas de compte paypal

Ou directement sur le site  https://israelmagazine.co.il/sabonner-au-magazine/

Ou encore Remplir le formulaire pour être contacté

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfPYJfb8KjEya-X17w0DGPAuBlCGvqVUdh_Is8EL810Lxw82A/viewform?entry.1189475001=Recipient_Email