Depuis le début du conflit actuel, les jeunes Israéliens se retrouvent au cœur d’une crise qui redéfinit leur quotidien et leur vision de l’avenir. Étudiants, jeunes actifs, soldats ou entrepreneurs en devenir, ils sont confrontés à des choix impossibles dans une réalité marquée par la peur, l’instabilité économique et les blessures psychologiques. Dans un pays où le service militaire est un rite de passage, la guerre amplifie les pressions déjà existantes. Pour cette génération, grandir en Israël a toujours signifié évoluer dans un environnement où la sécurité nationale prime. Mais cette guerre, plus longue et plus intense que les précédentes, semble peser encore davantage sur leurs épaules, à la fois sur le plan émotionnel, social et professionnel.
Les appels aux armes : un poids inégal
Depuis le début des hostilités, des milliers de jeunes ont été mobilisés. Pour certains, c’est leur premier déploiement dans des zones de combat. Pour d’autres, la guerre interrompt brutalement leurs études ou leurs débuts dans le monde du travail. « Terminer mon service militaire comme combattante et secouriste m’a profondément marquée. J’ai appris la résilience, l’importance de protéger les autres, et à vivre avec intensité, sachant combien tout peut changer en un instant. Être réserviste tout en entrant dans la vie active est un équilibre assez compliqué : entre répondre à l’appel et essayer de construire une carrière, je me sens partagée. Mais cette expérience m’a rendue plus forte et adaptable », raconte Yaël Blau, 24 ans, étudiante en marketing digital. Les jeunes qui ne sont pas directement mobilisés ne sont pas épargnés pour autant. Les alertes aux missiles, les pertes humaines dans leur cercle proche et les incertitudes économiques créent un climat de stress permanent. Selon une étude récente menée par l’Université de Tel-Aviv, près de 60 % des jeunes Israéliens déclarent ressentir des symptômes de stress post-traumatique, même s’ils ne sont pas en première ligne.




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