Hommage

l’Interview de janvier 2013 a Jérusalem du Rav Adin Steinsaltz,

Par André Darmon

Je dirais que le point de vue juif, c’est que notre monde est le pire des mondes possibles, dans laquelle il y a encore espoir.

 C’est dans le vieux mais néanmoins attachant quartier de Nahlaote de Jérusalem que se trouve le centre Steinsaltz, là où me reçoit son fondateur, le célèbre Rav Steinsaltz. L’auteur célèbre, un temps controversé, des Talmud vocalisés et traduits en hébreu de l’araméen dont le tome 22 du traité ‘Macot’ sort en cette période de fêtes, m’accueille dans son petit bureau modeste ou s’entassent papiers et livres avec lesquels me dira-t-il, il entretient une communication spéciale. Le Rav Steinsaltz est un petit bonhomme pétillant de malice et de bonhomie et l’interview sera souvent ponctuée non seulement par des anecdotes qu’il ne faut surtout pas consigner, me précisera-t-il avec coquetterie, tout en sous-entendant qu’il ne serait pas si gênant de les publier, mais aussi par le rembourrage quasi ininterrompu de sa pipe. C’est le Rav lui-même qui commencera à poser des questions, sur mes origines, sur ma formation, puis à me parler de sa connaissance des communautés juives maghrébines et surtout de sa compréhension encyclopédique de la communauté juive française mais aussi, citant Stendhal, Balzac et Victor Hugo, de la culture française.

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André Darmon: Vous allez à Paris dans quelques semaines rencontrer Jacques Attali pour parler du Judaïsme de demain. Quelles sont les réponses que donnerait aujourd’hui le Judaïsme à la crise financière, à la crise morale, les relations entre parents et enfants, l’éducation, la violence dans la société israélienne

 

RAS : Nous avons affaire à une crise globale, universelle mais il y a aussi des problèmes spécifiques à Israël mais qui trouvent leurs sources dans cette globalisation et d’autres problèmes qui proviennent des particularismes de l’Etat juif. Nous n’avons pas eu affaire à une crise du système capitaliste mondial mais à une crise de certains capitalistes. Ils se disaient des experts (n’ai-je pas un ami bardé de diplômes qui a perdu un milliard de dollars et qui se croyait invulnérable). Tous ces experts ont fait des choses qu’un épicier lui-même n’aurait jamais faites car ils se sont retrouvés dans une spirale du gain, de l’attrait du Veau d’or. Nous avons affaire à des drogués de l’argent. La culture occidentale a passé un cap. C’en est presque fini de la culture judéo-chrétienne et un néo paganisme a investi l’Europe occidentale et les Etats-Unis. Nous vivons maintenant dans un monde qui est vide de christianisme, ou de judéo-christianisme. Et ce vide est aujourd’hui comblé par autre chose, et ce quelque chose n’est autre le paganisme. Oui, la culture occidentale contemporaine est une culture païenne. Elle est régie désormais par les dieux d’autrefois, qui portent de nouveaux noms avec des représentations différentes. Le premier est le dieu du pouvoir – anciennement connu sous le nom de Baal (littéralement: «propriétaire») – qui apparaît parfois sous une forme légèrement différente comme Mammon, le dieu de l’argent.

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