1934-1942.

Le Père Charles Coughlin, Un Curé Champion américain de l’Antisémitisme.  

Marc-André Charguéraud et Israël Magazine. 2022.      

Coughlin

Coughlin

            En 1926, le père Charles Coughlin prend en charge l’Eglise catholique de Little Flower, aux environs de Chicago. A peine quelques dizaines de fidèles la fréquentent. Le petit curé de banlieue va connaître une ascension fulgurante jusqu’à devenir un des principaux démagogues américains du vingtième siècle. Il réussit seul, avec ses propres moyens, sans le moindre soutien d’une organisation établie, qu’elle soit religieuse, politique ou sociale. En 1933, 55% des personnes interrogées par une enquête le nomment « le citoyen le plus utile politiquement aux Etats Unis ».[1]

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ses sermons sont repris en 1930 par la CBS

Diffusés d’abord sur une radio locale, ses sermons sont repris en 1930 par la CBS, la plus importante chaîne américaine qui couvre tout le pays. [2] 40 millions d’auditeurs suivent chaque semaine ses diatribes violemment antisémites sans que la hiérarchie catholique n’intervienne, exemple du climat délétère qui règne partout en Amérique à l’égard des Juifs. On est. Pour son biographe John Spivak, «seul Roosevelt a une audience plus importante. Mais le Président ne parle que dans certaines occasions, le prêtre (Coughlin) tous les dimanches ».[3] Publié en 1932, Golden Hour of the Little Flower, un recueil de ses sermons se vend à près d’un million d’exemplaires. En 1933, plus de vingt mille personnes se pressent pour l’écouter à l’hippodrome de New York.[4] Coughlin lance un hebdomadaire ‘Justice sociale’ qui tire à un million d’exemplaires. 2 000 églises participent à sa diffusion. Cette popularité n’a pas faibli jusqu’au début de la guerre malgré ses prises de positions violentes, imprévisibles et radicales. Ses sermons religieux se transforment en discours politiques. Coughlin évoquait le péché, le salut, le Royaume de Dieu, il ne parle plus que de morale, de justice et d’égalité.  Il entre dans l’arène politique en soutenant Roosevelt pendant la campagne présidentielle de 1932. Il utilise des formules choc qui seront reprises telles que « Roosevelt ou la ruine », « Le Nouveau pacte, c’est le pacte du Christ ».[5] En janvier 1934, il témoigne devant le Congrès : « Si le Congrès ne soutient pas le programme monétaire du Président, je prédis une révolution dans ce pays qui rendra la Révolution française ridicule ». Il conclut : « Dieu tout-puissant guide Roosevelt ».[6]

une redistribution de la fortune par la taxation des riches

Fin 1934, volte-face de Coughlin. Il crée l’Union nationale pour la justice sociale (UNJS) et attaque Roosevelt qu’il traite, sans la moindre vergogne de « grand menteur et de traître ».[7] Le programme de l’UNJS se démarque radicalement de celui du New Deal de Roosevelt. Il demande entre-autres la nationalisation des principales industries et des chemins de fer, une redistribution de la fortune par la taxation des riches, une protection fédérale des syndicats ouvriers, une diminution du droit de propriété afin que le gouvernement contrôle pour le « bien du public » les actifs de la nation.[8]

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