Par le Dr Eitan Chikli
Photo GPO
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Sharm el-Sheikh Egypte.
Réduire le parcours de Naftali Bennett à un simple épisode d’opportunisme politique serait passer à côté de l’essentiel. Son accession au pouvoir fut certes marquée par une succession spectaculaire de reniements : rupture avec sa base nationaliste, alliance avec Yair Lapid, constitution d’une coalition hétéroclite allant de la gauche sioniste au parti islamiste Ra’am, accession au poste de Premier ministre avec seulement 6,2 % des suffrages, et abandon d’engagements électoraux formulés sans la moindre ambiguïté. La disparition de Yamina du paysage politique lors du scrutin suivant fut, sans doute, la sanction logique de ces choix.
Mais la principale séquelle de l’épisode Bennett ne relève pas seulement de la morale politique. Elle est institutionnelle. En accédant à la tête du gouvernement à la tête d’une formation de sept députés – dont six seulement soutenaient effectivement sa coalition –, Bennett a créé un précédent redoutable pour la démocratie parlementaire israélienne : celui d’un dirigeant capable de transformer une portion congrue des suffrages en tremplin vers la fonction suprême.
Naftali Bennett n’est évidemment pas un « Madoff » au sens juridique du terme. Il n’a été condamné pour aucune fraude pénale, et il serait absurde de confondre les registres. Mais, sur le plan politique, il a fait commerce d’un capital autrement plus précieux que l’argent : la confiance de ses électeurs.
La légalité contre la légitimité
Lors des élections à la 24e Knesset, Yamina ne recueillit que 273 836 voix, soit 6,21 % des suffrages. Lors du vote d’investiture, l’opposition d’Amichai Chikli réduisit à six députés le socle parlementaire direct du nouveau Premier ministre. Le gouvernement fut investi par 60 voix contre 59, avec une abstention. Tout cela était légal. LA SUITE DE LA’RTICLE DANS LE PROCHAIN NUMERO D’ Israël Magazine our www.israelmagazine.co.il
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