L’expérience des combats militaires d’Israël peut aider à vaincre le coronavirus

L’expérience des combats militaires d’Israël peut aider à vaincre le coronavirus

Tsahal a créé un laboratoire de recherche sur les coronavirus (Photo: Unité du porte-parole de Tsahal)
Une guerre contre un ennemi invisible n’est pas trop différente de celle contre une puissance étrangère; nous devons avoir de la discipline, un plan clair, des renseignements précis et surtout faire confiance au leadership du pays.

Si Israël faisait face à une troisième guerre du Liban, à une incursion nucléaire iranienne ou à une autre confrontation à Gaza, nous aurions sûrement su gérer les questions de sécurité et gérer la crise dans son ensemble grâce à notre expérience accumulée.

Le défi auquel nous sommes maintenant confrontés n’est pas par nature un problème de sécurité (bien que ses implications pour la sécurité du pays soient indéniables), mais il pourrait potentiellement être abordé en utilisant les mécanismes qu’Israël a développés dans le passé pour faire face aux menaces à la sécurité.

Cette campagne contre le coronavirus est la campagne la plus critique menée par Israël depuis la guerre de 1973 à Yom Kippour. Et bien qu’un virus ne soit pas une armée, pour le vaincre, il est essentiel d’adopter les méthodes des anciens dirigeants pour gérer des campagnes dangereuses et coûteuses souvent remplies d’incertitude. Nous devons fixer deux objectifs clairs pour cette campagne. Le premier est de protéger la vie et la santé du public. La seconde est de maintenir une économie qui fonctionne (y compris la préparation à la sécurité si le besoin se fait sentir pour nous défendre) et de reprendre l’activité économique dès que possible.Il y a une certaine tension entre ces deux objectifs, et donc chaque décision doit trouver le parfait équilibre entre eux.

Il est probable que la vague de décès dus au virus n’a pas encore atteint son apogée et pourrait en fait se poursuivre pendant quelques mois. Les chercheurs prédisent une deuxième éclosion plus puissante à l’automne qui se poursuivra pendant l’hiver.

Adoptant ce point de vue, nous sommes au milieu d’une bataille printanière pour arrêter la propagation du virus, suivie peut-être d’un sursis en été et d’une dure campagne atroce en automne et en hiver. Pour gagner cette bataille en cours, nous aurons besoin de plus que des tactiques qui nous font gagner du temps. Nous aurons au moins besoin d’une stratégie globale pour toute l’année prochaine, ainsi que de trouver un juste équilibre entre les aspects sanitaires, économiques, sociaux et peut-être sécuritaires de la crise.

À l’heure actuelle, le plus grand fossé auquel nous sommes confrontés dans notre lutte contre le virus est celui du renseignement; l’image de l’épidémie que nous avons en ce moment se concentre uniquement sur les cas connus de virus, alors que le nombre réel est probablement beaucoup, beaucoup plus élevé.

Gérer la crise en utilisant uniquement des informations partielles et non vérifiées causera des dommages considérables à l’économie, tandis qu’une bonne intelligence peut garantir des actions précises et ciblées contre l’épidémie.

L’intelligence brumeuse désavantage Israël. Le nombre actuel de tests quotidiens ne permet pas une réponse efficace, annule une lecture fiable de la situation actuelle et condamne de nombreuses personnes peu susceptibles de contracter le virus en quarantaine. Nous avons besoin de données fiables sur les membres de la population qui ont battu le virus – beaucoup d’entre eux l’ont fait sans montrer aucun symptôme. Il est difficile de croire qu’il n’y a qu’une poignée de personnes en Israël qui se sont effectivement remises du coronavirus. Cette population, qui est très probablement à l’abri d’une réinfection, pourrait être la clé pour relancer l’économie israélienne. Gérer correctement le calendrier de cette campagne est essentiel; Le concept de sécurité d’Israël est celui d’une guerre courte avec une conclusion claire et contre le virus cela ne peut pas être le cas.

Le public n’est informé ni du calendrier du gouvernement ni des mesures que le gouvernement prendra à l’avenir. Mais contrairement aux campagnes antérieures de lutte contre les ennemis extérieurs, la lutte contre un virus signifie que toutes les informations, ainsi que la stratégie du gouvernement, doivent être mises à la disposition du public. Le gouvernement n’utilise toujours pas tous les moyens à sa disposition. Pour diverses raisons, il a été décidé de ne tirer parti de l’establishment de la défense qu’à un stade relativement tardif, malgré ses capacités éprouvées à gérer les urgences nationales.

L’utilisation de Tsahal pour aider à lutter contre l’épidémie est la bonne chose, tant qu’elle est utilisée correctement et se concentre sur les domaines où elle a un avantage relatif.

En fin de compte, un peu comme en temps de guerre, le sort de la guerre réside dans la résilience du public, la confiance qu’il a en son gouvernement et son adhésion aux protocoles d’urgence. Comme par le passé, le public agira de manière responsable et coopérera aussi longtemps que sa confiance dans le leadership d’Israël restera.

Par André Darmon

Source : Amos Yadlin pour Ynet

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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