Les Silences du Ciel*

d’André Darmon  aux Auteurs du monde

andre darmon

andre darmon

Je n’ai voulu laisser le soin à personne de parler de ce livre écrit en 2010.  J’ai craint la condescendance, la complaisance des amis que je compte dans ce métier et qui auraient voulu décrire ce livre inclassable. Jean Attias, l’éditeur des Auteurs du Monde,  dont je tairais les éloges pour ce livre après qu’il l’ait lu, a voulu absolument le rééditer car, disait-il, il méritait une diffusion à l’échelle de la France. Voilà, c’est fait, en ce mois de juillet 2022.
Les Silences du Ciel est un livre qui est né d’une profonde, d’une insondable douleur, et qui s’est écrit aussi dans la douleur que constitue l’écriture elle-même. Double, triple douleur, chaque ligne a été, oserais-je le dire, un véritable chemin de croix, un accouchement sans péridurale et qui a duré de longs mois. Comment peut-on coucher sur le papier l’indicible lorsque l’on ne peut plus écrire, car les forces mentales et physiques vous manquent, vous abandonnent, les jambes ne vous portant plus, et que l’ordinateur se voile comme un lac où l’on aurait fait ricocher des pierres plates. Oui, comment écrire quand ce que l’on voudrait écrire est à ce point intolérable et ravive jusqu’au vertige une douleur qui se nourrit de sa propre narration. Comment faire aussi comprendre à l’Autre, qui n’a jamais été aussi étranger, ce qui vous détruit, alors que ce qui se passe ne peut justement se partager. Car qui dit ou ose dire partage, pourrait se traduire par diminution, par réduction. Qui dit partage veut exprimer la compassion qui, elle-même, peut s’avérer dangereuse, car elle peut conforter et renforcer la souffrance de l’homme atteint. Mais la compassion ne peut en rien aider à la compréhension de l’abîme devant lequel l’homme qui a perdu ce qu’il a de plus cher. Finalement on est paradoxalement satisfait que personne ne comprenne. Presque personne, si ce n’est ceux qui sont passés par la même souffrance, par les mêmes précipices. Et ceux-là se taisent. C’est le Silence, comme est accablant ce Silence de Dieu que l’on a vêt humblement dans les habits modestes des Silences du Ciel, afin de ne pas faire hurler dans les synagogues, mais aussi par pudeur.

Comment transcrire cette brûlure, sinon en travestissant la réalité, en imaginant un vrai roman et de vrais personnages, en inventant une histoire qui n’a rien d’autobiographique. Une histoire ou Itsrak Rabin apparaît puis disparaît tragiquement. Ou la disparition du père de la nation se mêle avec la disparition de son enfant, celui du héros. Ou les deux enquêtes se mêlent, s’emmêlent. Seule la douleur reste autobiographique.  Parce qu’elle ne vous quitte jamais, dans les moindres interstices de votre vie. Elle guide désormais votre façon de vivre, de parler avec autrui, de travailler. J’ai voulu écrire un véritable roman, mon troisième, et il me semblait interdit d’écrire sans objectif, sans hommage, même indirect, sans poser les questions essentielles sinon existentielles. Ai-je obtenu des réponses. Oui pour certaines.

  • Le livre a été écrit 3 ans après la disparition tragique en 2006 de Raphaël, le fils de l’auteur. Raphaël était soldat, tankiste, mort dans des conditions restées obscures.

http://www.auteursdumonde.fr/boutique/index.php  pour le commander

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

Découvrez un exemplaire du magazine gratuitement et cliquez ensuite sur le rebord droit

https://online.fliphtml5.com/rjspi/ypmm/#p=1

Votre magazine est livré chez vous en toute confidentialité
S’abonner au magazine par téléphone ou par whats app 00972 (0) 54 254 45 20 ou au 01 86 98 27 27

Par email  Andredarmon21@gmail.com  pay pal

Ou directement sur le site

https://israelmagazine.co.il/sabonner-au-magazine/

Ou encore S’abonner au magazine livré chez vous en toute confidentialité. Remplir le formulaire

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfPYJfb8KjEya-X17w0DGPAuBlCGvqVUdh_Is8EL810Lxw82A/viewform?entry.1189475001=Recipient_Email