“La guerre est une chose trop grave pour la confier à des militaires.”
Georges Clemenceau 1886
La question qui se posera évidemment jusqu’à la création véritable d’une commission d’enquête indépendante est la suivante : Où étaient donc passés les renseignements israéliens et l’armée le 7 octobre. Où étaient passées ces institutions qui étaient considérées parmi les plus efficaces au monde, chacune dans leur domaine ?
Entre les mains des renseignements israéliens, avait été déposée depuis le mois de mai le Homat Jéricho, le fascicule palestinien qui décrivait exactement les évènements qui allaient se dérouler le 7 octobre, sans qu’il indiquât, bien sûr, la date à laquelle cela se passerait. Devant tant de mépris pour les faits, devant tant de négligences, typiquement israéliennes, on reste confondu. Les soldates vigies qui avaient alerté leurs commandants depuis plusieurs années (voir la caricature page 24) non seulement n’ont pas été prises au sérieux, mais plus grave, elles l’ont payé de leurs vies pour une partie d’entre elles, surtout, à Nahal Oz. Plus que les juges ou la commission d’enquête, ce sont les parents tétanisés et endeuillés de ces vigies qui demanderont des comptes, tout comme les parents des 24 soldats morts dans l’explosion des maisons palestiniennes qu’ils étaient en train de miner à 600 mètres de Kissoufim ; Kissoufim, où nous étions allés les voir par deux fois en décembre pour leur porter des plats de Chabbat, mais aussi pour rencontrer leur commandant, mon propre fils, officier, lequel, par miracle, venait tout juste de sortir de ces maisons, après les avoir piégées.
L’improvisation qui supplante l’impréparation
C’est donc une horreur démultipliée pour un journaliste que de rendre compte de cette guerre, mais aussi de la vivre, de la subir. Oui, ces parents demanderont des comptes quant à la gestion de la démolition de ces maisons qui aurait pu se faire comme au début de la guerre, du ciel, des avions, sans prendre aucun risque. Veut-on économiser des bombes qui seraient plus utiles en cas de déclenchement d’une vraie guerre avec le Hezbollah. Combien vaut la vie d’un soldat ?
Le Général Brick, qui avertissait loyalement tous les gouvernements israéliens depuis 10 ans de l’impréparation de Tsahal (voir les numéros précédents d’Israël Magazine) était encore loin de la vérité. C’est l’extraordinaire enthousiasme, un fabuleux dévouement, un sionisme qui n’avait pas connu d’équivalent depuis 1948, mais osons le dire, (appelons un chat, un chat) une volonté de vengeance qui anime les soldats de Tsahal après les horreurs du 7 Octobre, toutes ces phénoménales qualités ayant supplanté les carences de préparation.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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