« On peut conduire un âne au ruisseau, mais non le forcer à boire de l’eau ». proverbe danois

Peut-on dire qu’inconsciemment j’ai fui les débats télévisés, radiophoniques, que l’on m’avait proposés, car trop c’est trop. C’est vraiment trop. La situation politique et le scrutin à venir me font penser à un long et difficile pilpoul talmudique, car lorsque l’on pense avoir déterminé ce qui est bon, logique et normal, une argumentation supplémentaire, une argutie juridique nouvelle, un précèdent, que l’on rappelle et qui n’en est plus un, viennent rebattre les cartes et nous laisse tous sur le popotin.

A l’heure où j’écris ces lignes je ne sais si le Premier ministre sera protégé par l’immunité et s’il pourra mener le Likoud aux législatives. Il est certain que si la Knesset la valide et lui rend sa légitimité, celle que la Justice lui refuse, il pourra non seulement gagner ces élections mais s’il les perdait honorablement, il pourrait entre cette fois-ci, presque réhabilité pour l’instant, mais en rotation, dans un gouvernement de coalition avec les gens de Gants. Et si l’on devrait interdire les sondages qui relèvent  plus dans ce pays de Madame Soleil que de véritables statistiques et probabilités, on devrait censurer également tous ces débats (pour lesquels j’interviens parfois), ces nouveaux prétoires ou s’entretuent des gens qui ne se connaissent pas ou bien encore qui se connaissent si bien qu’ils ont appris avec élégance à se détester. Aussi la question qui se pose est la suivante : que pourra-t-il sortir de ce troisième scrutin législatif et qui n’est pas encore parti pour ne pas ressembler aux deux derniers ? Laissons quand même tenté par une dernière analyse simple au demeurant.

Les deux blocs étant encore très proches les uns des autres, Avigdor Libermann qui n’en est plus à une reculade près, pourra cette fois-ci prendre définitivement parti. Et c’est peut-être bizarrement la présentation et les discussions aux Etats-Unis sur ce plan de paix* pour le Proche-Orient américain, que l’on présente comme le deal du siècle, qui pourraient faire pencher la balance. La souveraineté israélienne sur les implantations et pas seulement les grandes, comme Ariel ou Maale Adoumim, l’annexion pure et simple de la Vallée du Jourdain pourrait contraindre le sieur Libermann qui a certainement abandonne ses envies de monarque de remarcher dans le sillon de Bibi.

Par André Darmon

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