L’information fait souvent peu cas de la réalité, véritable, incontournable, qu’il est préférable de piétiner au nom d’un idéal déconnecté de toute évidence. « Notre raison est toujours déçue par l’inconstance des apparences. » écrivait Blaise Pascal. Les choix, les décisions prises, sont souvent conçues dans un état de solitude des plus pesants, tant la responsabilité est grande de ne pas déplaire et le flambeau de la liberté est souvent difficile à porter.

« Les machinations, les trahisons, et tous les désordres funestes nous suivent en nous tourmentant jusqu’à nos tombeaux ». Parfois la lucidité, le courage font défaut aux dirigeants, qui en politique comme dans d’autres domaines, ne possèdent qu’une connaissance livresque du risque à prendre. Le sionisme religieux, une composante emblématique de la scène politique israélienne, vient de traverser les pires heures de son existence et les blessures mettront du temps à se refermer. Mais en Israël chaque faux-pas peut ouvrir le champ à d’autres espérances, et si le mouvement sioniste sait se débarrasser de toutes les scories, il pourrait profiter de la chance qui lui est donnée de procéder à des réformes qui modifieront autant le fond que la forme de toutes ses réalisations.

Le sionisme religieux

Le mouvement religieux sioniste ambitionnait la réalisation d’un sionisme authentique, lié à la Terre d’Israël, selon les principes de la Torah. La souveraineté, l’idéologie pionnière, n’en sont que les avatars. Mais ce principe qui devait servir de base à l’édification d’un État démocratique répondant aux exigences spirituelles juives, a très vite été abandonné. L’idée de départ qui prévalait, imposait de proposer à tous un modèle de vie, de pensée, de fonctionnement étatique, capable de tisser des racines dans toutes les régions d’Israël, de tous les milieux, dans un esprit rénovateur. L’intention première s’est cristallisée autour de la Judée Samarie, des villages juifs, et le sionisme religieux (sous l’influence du Goush Emounim, le Bloc de la foi, qui a émergé après la guerre de 1967) n’est devenu l’apanage que d’une frange de la population, ne proposant que des réformes structurelles limitées à un espace confiné. L’idéal politique des dirigeants sionistes religieux, s’est très vite focalisé sur des terres (que les nations refusaient de reconnaître, auxquelles les différents gouvernements d’Israël ont refusé d’accorder la pleine légitimité), sur ces populations qui réclamaient que la souveraineté juive soit imposée à Beth El, Ofra ou Ariel. Forts de cette préoccupation, les habitants de Judée Samarie se sont investis à la fois dans les études sacrées, mais aussi dans la défense du territoire, la volonté de servir l’État d’Israël, ses institutions, l’armée, l’identité juive.

Par Robert BEN DENOUN

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