par Haïm Ouizmann
« Toutes les nations que tu as faites viendront se prosterner devant ta face, Seigneur, et rendre gloire à ton nom. » (Psaume 86:9)
Le roi David est gravé dans la mémoire collective comme un guerrier intrépide et le psalmiste de l’Eternel. Cependant, une analyse historique de son règne révèle une figure d’homme d’état brillant. Il a su transformer le petit royaume d’Israël, alors fragmenté, en une entité souveraine contrôlant des routes commerciales stratégiques et jouissant d’un statut de puissance régionale. Notons que de nombreux dénominateurs communs lient la politique étrangère du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou au règne du roi David et à celui de son fils Salomon, particulièrement au moment même où Israël mène une guerre historique contre la République islamique de l’Iran.
Diplomatie économique : Alliance avec Tyr (‘Hiram)
La relation avec ‘Hiram, roi de Tyr, représente l’apogée de la Realpolitik de David. Au lieu de lutter pour le contrôle de la mer, David préfère choisir la coopération. Les Phéniciens (Tyr) étaient une puissance maritime ayant besoin d’un accès sécurisé aux routes terrestres, tandis qu’Israël avait besoin de savoir-faire technologique et de matières premières pour la construction. ‘Hiram envoya des cèdres du Liban, des charpentiers et des maçons qui bâtirent le palais de David à Jérusalem.
« ‘Hiram, roi de Tyr, envoya des messagers à David, et du bois de cèdre, et des charpentiers et des tailleurs de pierres, qui bâtirent une maison pour David » (II Samuel 5:11 ; voir aussi I Chroniques 14:1)
Le Roi David comprend qu’il lui incombe, pour renforcer son royaume, le royaume de Juda (Yehoudah), de choisir l’intérêt commun sur le plan diplomatique.
Cette politique de collaboration rappelle celle déployée par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors de la signature des Accords d’Abraham. Dans les deux cas, la reconnaissance d’intérêts économiques réciproques permet de dépasser les anciens conflits pour instaurer une politique de paix durable et une prospérité régionale partagée.
la suite dans le numéro a paraitre d ‘Israël Magazine




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