LE PRÉLÈVEMENT DE SPERME SUR UNE PERSONNE DÉCÉDÉE

par Liane Kehat
Le désir des proches, des parents ou de la conjointe de laisser un souvenir du défunt est humain et plus que compréhensible. Face à ce souhait, des questions émanent sur le vœu du défunt lui-même : était-ce vraiment son désir, ou les proches agissent-ils uniquement selon leurs propres souhaits ? Lequel des proches est le plus qualifié pour évaluer la volonté du défunt ? Une autre question et la plus importante concerne le bien-être de l’enfant – est-il sain qu’un enfant naisse dans un tel contexte ?

Winner et Shaylee
La lanceuse d’alerte, Shaylee Atary
La chanteuse ShayLee ATARY* dont le mari a été assassiné à Kfar Aza ne pourra finalement pas utiliser son sperme, mais elle a éveillé les consciences sur le sujet. Elle voulait utiliser le sperme de son mari pour donner naissance à un frère ou une sœur à leur fille âgée d’un mois. Sa demande a été acceptée, l’identification a été faite, mais à la fin du processus, il s’est avéré que le sperme de son mari ne pouvait pas être utilisé en raison du temps écoulé. Son cri de détresse a sensibilisé l’opinion public à la possibilité d’un prélèvement de sperme post-mortem sur le défunt. (voir encadré)
La question du prélèvement et de l’utilisation du sperme du défunt n’est pas réglementée par la loi, mais par une directive du Procureur général datant de 2003. La directive stipule que seule la conjointe du défunt peut demander de recevoir de la part du tribunal l’autorisation d’utiliser le sperme de son défunt compagnon, et ce, en prenant en considération le désir du défunt d’avoir des enfants ou non et en particulier après son décès, en fonction des circonstances de chaque cas et des témoignages des proches du défunt. Il ressort également de cette directive que les parents du défunt n’ont aucun droit ni statut juridique concernant l’utilisation du sperme de leur fils après son décès.
Combien de parents auraient voulu que leur enfant soldat décédé trop jeune puisse léguer une trace, un enfant
La Cour suprême a débattu sur la question en 2016 et a établi une règle directrice basée sur la directive du Procureur général susvisée. Conformément à cette règle directrice, en l’absence d’instruction explicite du défunt, et à condition que ce dernier avait une compagne permanente avant son décès, celle-ci seule pourra utiliser son sperme. L’on présume donc que le défunt souhaitait avoir des enfants avec sa compagne permanente.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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