Le Port de TEL-AVIV

Le Port de TEL-AVIV

LE PREMIER PORT JUIF

Construit au lendemain des révoltes arabes de 1936 pour permettre aux Juifs un accès au commerce maritime, la construction du Port de Tel-Aviv est d’abord l’histoire d’un enjeu stratégique, devenu au fil des années la vitrine d’une Tel-Aviv qui se veut être à la pointe de toutes les tendances. Récit.

Palestine, 1936. Le Yishouv – foyer juif – s’élève à 370 000 personnes. Depuis le début des années 30, des milliers de juifs d’Europe ont émigré en Palestine doublant la population juive locale. Cette 5e Alyah est très mal perçue par les Arabes. Les relations entre les deux communautés se détériorent de façon significative et le 15 Avril 1936, les révoltes arabes éclatent.

Nécessité vitale

Les Arabes ferment l’accès du Port de Jaffa aux Juifs. Ces derniers n’ont plus d’accès au littoral ni au commerce maritime. Le Port d’Ashdod n’existe pas et celui de Haifa est très difficile d’accès pour les localités du centre du pays. Toute l’activité commerciale du Yishouv transite par le Port de Jaffa. Il faut trouver une solution. Vite, très vite. Dans ce contexte, la construction d’un nouveau port, sous contrôle exclusivement juif, devient une nécessité vitale. Ben Gourion conscient de l’urgence, déclare le 13 octobre 1936 : « Sans une infrastructure portuaire indépendante, il n’y a pas d’existence économique possible pour le Yishouv de Palestine, ni aucune garantie sécuritaire concernant l’immigration juive à venir. Comme nous ne renoncerons pas à notre terre patrie, comme nous ne renoncerons pas à l’immigration juive, comme nous ne renoncerons pas à la langue hébraïque, nous ne renoncerons pas à la mer des Juifs ni à la construction d’un port sous souveraineté juive. Aucune difficulté technique, aucune difficulté économique, aucun échec politique ne nous fera renoncer à ce projet : l’accès à la mer ». Les Britanniques sont réticents. Ils autorisent d’abord la construction d’un quai provisoire. Mais face à la pression du Yishouv, ils comprennent assez rapidement qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’autoriser la construction d’une véritable structure portuaire. Ils refusent toutefois de participer aux frais et imposent cette politique à la municipalité de Tel Aviv. La communauté juive doit tout financer elle-même. Le port, construit à l’estuaire de la rivière Yarkon, s’étend sur 60 hectares. Le coût est immense. Mais le Yishouv s’organise et les travaux sont lancés.

Par Laure Lévy

 

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