Donald Trump commencerait à se demander si son soutien aux ambitions d’annexion de Bibi Netanyahou fait plus de mal que de bien; La droite israélienne se rend compte lentement que l’annexion signifie aussi l’émergence d’un Etat palestinien

Le plan de paix de Donald Trump pour le conflit israélo-palestinien,  si chaleureusement accueilli par Benjamin Netanyahou et le ministre de la Défense Benny Gantz lors de sa révélation, a été plutôt mis de côté pendant l’épidémie de coronavirus.

Le virus dans la région diminuant, l’«accord du siècle» revient dans le discours israélien, américain et du Moyen-Orient – et il pourrait bientôt se révéler être un piège.

Lors d’une réunion de faction du Likoud cette semaine, Netanyahu a déclaré qu’Israël allait étendre sa souveraineté sur les villages juifs de Judée Samarie à partir du 1er juillet.

Même le ministre des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, a parlé de l’importance historique du plan, mais le même jour, le Conseil de Yesha – le conseil Supreme de Judée Samarie – a rejeté ce qu’ils ont appelé « un schéma dangereux ».

Pendant ce temps, alors que les États-Unis enregistrent plus de 100000 victimes du coronavirus – Trump parait vulnérable avant les élections de novembre et certains à Washington ont commencé à se demander si les ambitions de souveraineté israélienne de Netanyahou en valaient même la peine. Les prochaines élections aux États-Unis portent moins sur Biden que sur l’héritage de Trump, et l’économie joue toujours un rôle important dans la décision finale des électeurs.

Bien qu’un président en exercice ait toujours un avantage lorsque les citoyens se rendent aux urnes, ceux qui ont échoué sur le plan économique ont toujours du mal à retourner à la Maison Blanche : Jimmy Carter a perdu contre Ronald Reagan, George Bush – qui a remporté la guerre du Golfe – a perdu contre Bill Clinton.

Israël en est conscient. Netanyahou craint que les démocrates ne reprennent possession de la Maison Blanche ou même qu’ils n’obtiennent la majorité au Sénat.
Beaucoup voient en Netanyahou le responsable de la propagation de la haine contre l’ancien président américain Barak Obama et un proche allié politique de Trump et de la droite américaine. Ce scénario est moins préoccupant pour Gantz et Ashkenazi qui pourraient profiter de l’opportunité de se reconstruire politiquement et de créer une alliance transatlantique hostile à Netanyahou.

 

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