En 2011, près d’un million d’israéliens étaient sortis dans la rue pour réclamer plus de justice sociale et protester contre les prix à la consommation et dans l’immobilier. Depuis, la contestation s’est largement estompée malgré la hausse constante du coût de la vie. La guerre a accéléré le phénomène de la vie chère en Israël et aujourd’hui près de deux millions d’Israéliens vivent sous le seuil de pauvreté selon un rapport publié par l’Assurance nationale. Explications.
Le vendredi matin, j’ai l’habitude de me rendre au supermarché pour faire mes courses en prévision de la fin de semaine et du Shabbat qui arrive. L’affluence est toujours de mise malgré la hausse drastique des prix des produits. Je me tiens à la caisse, prêt à payer et je capte une conversation entre une cliente et la caissière. La cliente se plaint de la hausse des prix aux étalages et se demandent comment tout cela va se terminer. La caissière lui répond : « je ne sais pas mais je pense qu’on va finir par se bouffer les uns les autres. »
« C’est une image à peine exagérée » m’assure Yaelle Ifrah, experte économique, militante en faveur de la protection des droits des consommateurs et fondatrice de l’association « Kasspenou » qui délivre des conseils en matière de gestion des dépenses quotidiennes. « La guerre en cours a un impact sur l’accélération du coût de la vie observée en Israël ces derniers mois.




Laisser un commentaire