Émeutes en France et en Israël
Michèle Mazel
(crédit photo : extraits vidéos actualité)
C’est curieux que lorsqu’il y a des scènes de violence, en Israël – au sein de la communauté arabe, dans les quartiers juifs ultra-religieux lors de manifestations ou du fait des habitants juifs de Samarie et de Judée, le coupable est vite trouvé : c’est le gouvernement bien sûr.
Ce gouvernement que la presse étrangère qualifie régulièrement d’extrême-droite. En première ligne, le ministre de la Sécurité nationale, et derrière lui le ministre des Finances, l’un et l’autre représentant l’aile militante d’une coalition largement majoritaire au parlement.
Attaques contre la police, contre l’État, contre la nation
Tout autre est la situation de l’autre côté de la Méditerranée. Les Israéliens regardent, effarés ces jours-ci, les reportages qui viennent de France, les incroyables violences urbaines, les attaques contre les bâtiments publics, les écoles, les autobus et même les immeubles d’habitation –sans parler des forces de sécurité prises pour cibles ou encore les pompiers agressés alors qu’ils tentent d’éteindre les incendies.
« Blindés, pillages, fusils et tronçonneuse : une troisième nuit d’émeutes plonge la France dans un «climat insurrectionnel » titre Le Figaro du 30 juin, ajoutant « des centaines de « jeunes de cité » ont affronté CRS et gendarmes, mais aussi des unités spécialisées de la police, comme le Raid ou le GIGN. Nombre de ces émeutiers ont imposé leur loi aux abords de leurs quartiers, agressant verbalement ou physiquement tous ceux qui s’y aventuraient. »
Surtout, les citoyens d’Israël se frottent les yeux en écoutant les commentateurs. Parce que personne, mais alors personne, ne montre du doigt le gouvernement devant ce tsunami qui laisse derrière lui des centaines de voitures calcinées et des dégâts qui se chiffrent en dizaines, voire en centaines de millions.
La police, dernier rempart ?
Non. Ce qui arrive, c’est la faute de la police. On évoque « les bavures policières » les policiers qui utilisent leurs armes sans discrimination. Certainement plus facile que de parler des années, des décennies de négligence qui ont permis l’établissement de cités de non-droit où la police se garde d’intervenir, et de toute une jeunesse qui y a grandi dans l’ignorance, sinon le mépris des lois. Parce qu’en parler, ce serait aussi se lancer dans des réflexions hautement peu correctes politiquement sur le milieu et la culture qui a créé cette réalité.
Brûlés vifs
Personne non plus n’ose rappeler que les forces de sécurité ont été et sont encore régulièrement prises pour cible. Insultes, pétards, tirs de mortier. Il n’y a pas si longtemps une quinzaine de « jeunes » a attaqué et incendié une voiture de police, alors que les deux fonctionnaires, un homme et une femme, étaient à l’intérieur. Sur des vidéos diffusées sur internet, on voit quelqu’un briser la fenêtre conducteur, puis une autre personne porter plusieurs coups au policier. Un fumigène lancé par la lunette arrière, également brisée, met le feu au véhicule.
Le « conflit palestino-israélien » exutoire d’une France qui va dans le mur
Il y a aussi les attaques à la voiture bélier. Mais, avouez que dans l’ambiance actuelle, ce serait dangereux de chercher des circonstances atténuantes au policier qui est à l’origine des émeutes actuelles.
Cela pourrait entrainer une nouvelle vague « insurrectionnelle. » D’un autre côté, cela n’empêchera pas les dirigeants français de continuer à sermonner les forces de sécurité israéliennes et de les appeler à plus de retenue.
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