Avant qu’Israël ne redémarre son économie …

Avant qu’Israël ne redémarre son économie …

Bien que la campagne nationale contre le coronavirus soit loin d’être terminée, nos dirigeants doivent montrer les leçons qu’ils ont apprises dans la gestion de la pandémie afin que nous soyons mieux préparés à ce qui nous attend dans un avenir défini par l’épidémie.

L’une des raisons pour lesquelles l’armée de l’air israélienne est une organisation aussi remarquable est sa politique d’auto-examen approfondi. Contrairement aux commissions d’enquête qui cherchent à tenir les responsables pour responsables, l’introspection se concentre sur les leçons que nous avons tirées de nos erreurs passées.

La campagne nationale contre le coronavirus a commencé il y a six semaines, dirigée par le ministère de la Santé et sous l’autorité du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Les efforts pour maîtriser l’épidémie étaient basés sur les prévisions de milliers de victimes et l’effondrement du système de santé et sur la peur des décideurs de se faire prendre dans le collimateur d’une future enquête.

Même si nous pouvons féliciter Netanyahou et au ministère de la Santé pour le confinement réussi du virus, ils doivent nous montrer ce qu’ils ont appris des modèles d’épidémie et de prédiction et ce qui attend l’économie dans un avenir défini par le coronavirus.

Il y a sept leçons cruciales à tirer de cela:

  1. Le directeur général du ministère de la Santé et le Premier ministre ne peuvent pas prendre à eux seuls toutes les décisions concernant une telle crise et le gouvernement n’est pas non plus un forum approprié pour prendre de telles décisions.  Israël a besoin d’un cabinet dédié aux affaires de coronavirus composé de législateurs très expérimentés. Nous ne pouvons pas permettre aux autorités sanitaires d’être les seules à définir une politique, car lorsque la courbe s’aplatira finalement, l’État pourra se stabiliser avec elle.
  2. Le système de santé a présenté une politique solide pour lutter contre le coronavirus, mais n’a pas réussi à l’exécuter. Le ministère de la Santé ne peut à lui seul fournir des tests approfondis, des enquêtes épidémiologiques rapides et des zones de contrôle avec un nombre élevé d’infections. Ces missions doivent être déléguées à des organismes capables de mener à bien de telles missions logistiques massives et laisser le ministère à son rôle de contrôle.
  3. Israël doit étendre et améliorer sa capacité de tests avant d’exécuter un plan de sortie échelonné pour l’économie, afin de mieux surveiller et prévenir les flambées potentielles.
  4. Nous ne devons pas nous concentrer uniquement sur les patients atteints de coronavirus et abandonner tous les autres problèmes qui tourmentent le pays.

Bien que plus de 170 patients, atteints de coronavirus, soient décédés de la maladie depuis le début de la pandémie en Israël, plus de 2 500 Israéliens sont morts de diverses autres raisons au cours de la même période. L’allocation de budgets cruciaux pour la santé et les infrastructures pour lutter contre le coronavirus pourrait signifier la mort pour d’autres.

  1. Compte tenu de l’état insatisfaisant de la capacité de dépistage du pays, il est difficile de s’appuyer sur le nombre officiel de cas confirmés. Les variables les plus importantes à l’heure actuelle sont le nombre de patients dans un état grave et ceux sous respirateurs. Le ministère de la Santé a souligné à plusieurs reprises l’importance de ces respirateurs mécanisés, mais dans la pratique, seuls 5% des respirateurs israéliens sont actuellement utilisés. Il s’agit d’une marge de sécurité sans précédent pour toute crise. Conditionner la réouverture de l’économie à un objectif de seulement 10 ou même 50 nouveaux diagnostics quotidiens garantira l’économie.
  2. Gérer une telle crise nécessite de la clarté, de la transparence et de la cohérence. Les déclarations hyperboliques nous comparant à Titanic se dirigeant vers un scénario semblable à l’Italie avec des milliers de victimes n’ont servi qu’à semer la panique parmi le public. Le revirement du ministère de la Santé et les promesses non tenues concernant la capacité nationale de test n’ont certainement pas aidé à instaurer la confiance entre les dirigeants et le peuple.
  3. La levée d’un verrouillage nécessite une planification beaucoup plus précise que son placement. Le précipiter peut nous coûter cher, tant financièrement que dans la vie humaine.

Par André Darmon

 

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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