La start-up CarboFix

La start-up CarboFix a mis au point un dispositif pour stabiliser la colonne vertébrale à l’aide de vis et de tiges en carbone. Une intervention a été réalisée par voie mini-invasive, au moyen d’incisions de seulement un centimètre. Au cours de l’opération, les médecins ont retiré la tumeur qui comprimait la moelle épinière et ont fixé la colonne en implantant huit vis et tiges en carbone.

Le patient a pu marcher aussitôt et regagner son domicile après 2 jours, entamant deux semaines de traitements de radiothérapie et de chimiothérapie — un délai extrêmement court par rapport aux pratiques habituelles, où la convalescence se compte en mois. L’innovation tient au choix du matériau, le carbone. Les implants développés par CarboFix ne perturbent pas les examens IRM et permettent une radiothérapie d’une précision bien supérieure, en évitant l’exposition inutile des tissus sains.

Dr Moti Kramer, directeur de l’unité de chirurgie du rachis et responsable de l’intervention, soulignant qu’il s’agit d’une combinaison exceptionnelle de technologie avancée, de chirurgie de pointe et de mise en œuvre clinique unique: « Nous ne faisons pas que réparer une colonne vertébrale. Nous redonnons à une personne sa capacité à marcher, à fonctionner, à vivre. Cette innovation est un véritable changement de paradigme ».

 

– Dirigée par une ancienne du Dôme de fer, la start-up Moonshot Space, basée à Césarée, développe un lanceur hypersonique permettant d’envoyer en orbite des charges utiles petites à moyennes, à moindre coût, en utilisant de l’électricité plutôt que des combustibles chimiques.

Elle a été fondée en 2024 par Hilla Haddad Chmelnik, ancienne directrice générale du ministère des Sciences et membre de l’équipe qui a développé le système antimissile « Dôme de fer », par Fred Simon, cofondateur de la licorne logicielle JFrog, et par Shahar Bahiri, cofondateur de la société de mobilité intelligente basée sur l’IA Valerann.

Moonshot Space travaille sur l’utilisation d’impulsions électromagnétiques pour faire accélérer une charge utile à des vitesses capables d’échapper à l’attraction gravitationnelle de la Terre.

Haddad Chmelnik : « L’exploration spatiale devient de plus en plus diversifiée et complexe pour ce que nous voulons faire en matière de science, de fabrication et d’exploitation minière. Et, comme pour toute industrie en pleine évolution, il faut disposer de plus d’un seul mode de transport, une fonction assurée pour l’instant via des fusées chimiques et bien trop onéreuse …. Si le concept de lancement cinétique d’un vaisseau spatial existe depuis l’époque de Jules Verne, aujourd’hui, les technologies, les énergies renouvelables et la puissance de calcul nécessaires pour rendre un lancement cinétique abordable et réalisable sont également disponibles »

Le système de lancement de l’accélérateur de la start-up consistera en un long tube rond, semblable au canon d’un fusil, équipé d’un rail sur toute sa longueur. Une capsule renforcée, contenant la charge utile, sera propulsée le long du rail par une série de bobines générant une onde électromagnétique, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’extrémité, d’où elle sera lancée dans l’espace à une vitesse pouvant atteindre huit km/sec.

Haddad Chmelnik : « Plutôt que d’utiliser des propulseurs de fusée brûlant des quantités considérables de carburant, l’énergie provient de l’électricité, et elle accélère en traversant les bobines … Un condensateur capte l’énergie, puis la libère vers les bobines, et la capsule traverse ce tube et s’envole dans le ciel … Le système réduira donc les coûts liés à l’approvisionnement en équipements, carburants et matières premières des stations spatiales et des satellites à un dixième de celui des lancements de fusées traditionnels »