« Ce qui a commencé en Allemagne se réitère ici. »
Le 23 novembre 2023, dans un Israël encore pétrifié par le massacre du 7 octobre, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez entamait une visite de « sympathie ». À l’époque, il ne figurait pas parmi les opposants déclarés de l’État hébreu. Pourtant, derrière les poignées de main officielles, une stratégie de rupture radicale se dessinait déjà.
L’ambiguïté de Sánchez s’est révélée dès la nomination de Sira Rego au ministère de la Jeunesse. Cette figure politique, liée personnellement à la Judée-Samarie, n’a jamais caché son soutien à la « résistance » palestinienne, refusant de condamner les exactions du Hamas.
Le point de bascule survient au terminal de Rafah. Alors qu’une trêve fragile débute, Sánchez durcit le ton aux côtés de son homologue belge. Ses critiques sur le « massacre indiscriminé de civils » déclenchent une tempête diplomatique : rappel d’ambassadeurs et convocations officielles s’enchaînent. Ce n’était que le début de l’escalade.
2024-2025 : L’isolement diplomatique
Depuis, l’Espagne s’est imposée comme le fer de lance de la critique anti-israélienne en Europe avec la reconnaissance de l’État palestinien en mai 2024.
Puis par l’embargo sur les armes et boycott des produits issus des implantations et jusqu’à l’annulation historique de la diffusion de l’Eurovision et l’exclusion de symboles israéliens.
Le point de non-retour a été atteint le 14 mai 2025, lorsque Pedro Sánchez a franchi une ligne rouge rhétorique en qualifiant Israël d’« État génocidaire » devant le Congrès espagnol.
Sport et politique : La fin des échanges
En septembre 2025, la politique a rattrapé le sport lors du Tour d’Espagne. Sous la pression de manifestants pro-palestiniens, l’étape finale de Madrid a été annulée pour empêcher la participation de l’équipe Israel Premier Tech. Loin de calmer le jeu, Sánchez a salué une « mobilisation pour une cause juste », achevant de briser les derniers ponts.
Aujourd’hui, les relations sont à leur plus bas niveau depuis 1986. Côté israélien, le diagnostic est sans appel : on dénonce un gouvernement qui utilise la diabolisation d’Israël comme un levier électoraliste. Pour les diplomates en poste à Jérusalem, Madrid applique désormais une politique de « deux poids, deux mesures » qui frôle, selon les définitions internationales, l’antisémitisme d’État.
Entre expulsion de diplomates et boycotts réciproques, la question n’est plus de savoir si la relation est tendue, mais si elle est encore réparable. la suite dans le prochain numéro d’Israël Magazine ou sur www.israelmagazine.co.il





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