Archives JANVIER 2023

Israël Magazine prévenait déjà

Les réserves de Tsahal sont-elles prêtes au prochain conflit ou « au bord du chaos » ?

Les hauts responsables de la Défense débattent pour savoir si les réserves de Tsahal sont sur le qui-vive ou risquent de s’effondrer, comme en 2006.

L’organisation de la conférence du Jerusalem Institute for Strategy and Security a dévoilé les résultats d’une enquête auprès de plus de 1 100 réservistes. Cette étude démontre un profond mécontentement quant au montant que l’armée israélienne leur verse et une désorganisation logistique.

Les hauts responsables à l’active et retraités de la Défense ont débattu, mercredi soir 18 janvier, lors de la conférence de l’Institut de stratégie et de sécurité de Jérusalem au Begin CenterL’objectif de la conférence consistait à savoir si les unités de réserve de Tsahal ont amélioré leur état de préparation et leur efficacité, ou si elles sont dans un état de chaos constant et de détérioration.

Un appel et un déploiement de combat en 48h, qui dit mieux ?

D’une part, le commandant de Tsahal de la division des manœuvres, le major-général Sa’ar Tzour a reconnu de multiples problèmes et dilemmes. Mais il a tenu à souligner que Tsahal a été proactif dans la réponse et le remodelage de la mission des réserves pour faire face aux défis de la nouvelle ère.

Il a reçu le soutien de l’ancien chef du Conseil de sécurité nationale Yaakov Amidror qui a déclaré : même si les réserves comportent beaucoup de lacunes, il avait rencontré des unités de réserve qui étaient très fières de leur état de préparation et que qualifier le problème de « catastrophe » était en soi une grossière exagération. La situation des réserves de Tsahal est-elle un désastre et ne fait qu’empirer ?

D’un autre côté, plusieurs anciens hauts responsables de la réserve de Tsahal entre les rangs de général de brigade et de lieutenant-colonel et d’autres experts en sécurité ont déclaré que les réserves étaient un désastre depuis des années. Ils soulignaient que la situation est maintenant encore plus grave.

La voie du juste milieu

Comme il le fait souvent, l’ancien chef de Tsahal et député du Parti de l’unité nationale, Gadi Eisenkot, a cherché un terrain d’entente. L’ancien chef de Tsahal a raconté que la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset ne l’avait pas sommé de faire un rapport annuel sur les réserves, comme l’exige la loi. De sorte qu’il a, lui-même, ouvert une audience devant elle après plus de deux ans sans nouvelles, pour tenir ses membres au courant.

En parcourant les différentes unités de réserve de Tsahal, il a déclaré que certaines unités étaient prêtes à 70 %, tandis que d’autres étaient prêtes à 95 %.

En outre, il a déclaré que l’état de préparation des unités de réserve de l’armée de l’air est extrêmement crucial et qu’elles étaient généralement à des niveaux beaucoup plus élevés que les unités de réserve des forces terrestres. Tzour a décrit cet état de préparation des unités de réserve très différentes selon leur nécessité comme une norme implicite. En cas d’urgence il s’opérerait une « différenciation » – découlant d’une stratégie intentionnelle et réfléchie en raison de ressources limitées. Eisenkot a déclaré que « les réserves sont essentielles au fonctionnement opérationnel de Tsahal dans toute guerre. Tsahal ne peut pas accomplir son travail dans une grande guerre générale sans compter sur les réserves.

Le combat multifronts devient la norme

Bien que beaucoup pensent que les réserves ne sont pas susceptibles d’être utilisées dans des combats réels, Eisenkot a indiqué que l’armée les a utilisées en grand nombre non seulement dans les guerres de Yom Kippour en 1973 et de la Première guerre au Liban en 1982, mais aussi plus récemment en 2002, pour Bouclier défensif (ou Opération « Rempart ») et en 2014, lors de Bordure protectrice (Tzouk Etan).

Il a expliqué que Tsahal se prépare à un « conflit continu multifronts, avec des cyberattaques – c’est le scénario auquel nous devons nous préparer », et que cette situation nécessiterait les réserves. Il a dit qu’il « comprend les inquiétudes des gens qui ont vu de graves problèmes se manifester » avec les réserves dans le passé. Mais, dans le même temps, Tsahal a des ressources limitées, fait face à de nombreuses menaces et doit « gérer ces différents risques ».

La réserve de Tsahal subit le contrecoup d’une surtechnologisation

Cela signifie parfois investir dans nouvelles technologies ou forces spéciales au détriment d’efforts sur certaines portions de réserves. Dans une fanfare rhétorique, il a demandé : « Pouvons-nous maintenir tout le monde [toutes les réserves] à un haut niveau de préparation élevé ? Non. »

Poursuivant, il a déclaré que dans les rêves des officiers, Tsahal aurait des milliers et des milliers de Namerim : c’est un véhicule blindé d’attaque avancé qui combine de nombreux avantages des chars avec les avantages de véhicules plus rapides. Mais l’ancien député de Yesh Atid et expert en sécurité,  Ofer Shelach, et d’autres personnes présentes à la conférence, ont déclaré que seule une fraction des réservistes pensait qu’ils seraient un jour utilisés au combat.

Le nerf de la guerre

Tzour a admis que de nombreux combattants de réserve ressentent aujourd’hui de nouvelles pressions contre le service au sein de la famille. Tsahal est dans une situation difficile où il devient plus coûteux de maintenir des unités de réserve. En même temps, les réservistes devraient être mieux payés pour suivre le rythme de l’inflation.

Soldat est un métier…

En outre, l’enquête a indiqué que 66 % des réservistes se sentent considérés par la société israélienne actuelle comme des « bouches inutiles à nourrir », comme si continuer de servir constituait un abus. Ainsi, les employeurs, les conjoints et les professeurs d’université ont perdu le respect pour les réservistes et ne les soutiennent pas lorsqu’ils s’absentent du travail, des événements familiaux ou des cours. Quatre-vingt-quatre pour cent des personnes interrogées dans l’enquête Siboni/JISS ont déclaré leur salaire partiellement ou extrêmement insuffisant. Les chiffres de l’enquête de Tzour ont indiqué que 65% des réservistes n’étaient pas satisfaits de leur équipement, 40% ne se présentent pas lorsqu’ils sont appelés et qu’environ 82% n’étaient pas satisfaits de leur salaire.

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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