Le Hezbollah se dirige vers un conflit depuis au moins un an

(Hussein Malla Crédits : AP, Dover Tsahal : Maguen Tzafoni)

 

Depuis l’été 2022, Hassan Nasrallah a donné une autorisation idéologique et religieuse claire pour lancer une telle confrontation avec Israël.

Dans le même temps, nous assistons à une présence croissante des commandos du Hezbollah et à la construction de positions militaires sous couverture civile le long de la frontière.

Le Hezbollah veut d’abord éradiquer toute gouvernance plausible au Liban

L’objectif fondamental du Hezbollah est d’exporter la Révolution islamique au Liban et de prendre le contrôle du pays. Pour y parvenir, le Hezbollah gère une stratégie à long terme (et non basée sur « demain matin »).

Israël n’est qu’un outil pour atteindre cet objectif (le Hezbollah sait très bien qu’il ne conquerra pas Israël dans un avenir proche, et sa propagande et sa guerre psychologique à cet égard visent principalement le public libanais).

Pas de lien direct avec l’exploitation de la réforme judiciaire

Cependant, cela n’explique pas le changement dans la gestion des risques du Hezbollah au cours de la dernière année et demie.

Premièrement, il n’y a pas nécessairement de lien entre la prise de risque du Hezbollah et la crise interne en Israël. Les provocations ont commencé à l’été 2022 sous le précédent gouvernement israélien. Deuxièmement, le Hezbollah semble croire que le moment est venu d’activer un mécanisme pour accélérer sa prise de contrôle du Liban et utiliser Israël comme plate-forme pour le faire par une confrontation contre lui.

Le conflit avec Israël comme moyen, et non comme fin en soi

Le Hezbollah a besoin de cette confrontation, et le temps viendra pour une « mise à niveau » qui accompagnera son statut de prise de contrôle en Liban.

Le pouvoir du Hezbollah est aujourd’hui énorme, militaire que civil. De son point de vue, la Seconde Guerre du Liban a grandement contribué à l’édification de sa puissance militaire et civile, qui est encore plus prononcée par rapport à l’infrastructure et à la faiblesse économique de l’État libanais.

La destruction du Liban comme gage de pouvoir

Après la guerre, le Hezbollah pense que son pouvoir augmentera davantage au Liban. Le Hezbollah peut croire que la guerre apportera plus d’argent à l’État libanais.

Le moment peut certainement correspondre à l’intérêt du régime iranien. Aujourd’hui, l’Iran est plus confiant dans ses réalisations dans le programme nucléaire, en la Syrie et le Yémen, en la coopération militaire avec la Russie.

De plus, il peut estimer qu’il est temps de « sacrifier » le Liban pour détourner les efforts militaires d’Israël du programme nucléaire iranien. Soutenu par le gouvernement libanais, il met sur la table les différends sur la frontière terrestre avec Israël.

L’arme démultiplicatrice du différend frontalier

Au fil des ans, il y a eu 13 différends libanais concernant la démarcation de l’ONU délimitant la frontière terrestre. Ces différends viennent s’ajouter au différend sur les fermes de Sheba – une zone qu’Israël a conquise à la Syrie en 1967.

Dans cette zone se trouve le village de Ghajar, dont tous les habitants sont des citoyens israéliens. Pourtant, l’ONU a marqué la frontière au milieu du village – sa partie nord est donc considérée comme libanaise.

Certains pensent que le Hezbollah est intéressé par la destruction du Liban, car cela renforcera son pouvoir (conformément à ce qu’il a appris rétrospectivement de la guerre de 2006) et vise donc une guerre à grande échelle. La visite à Beyrouth du général iranien Esmail Qaani, commandant de la force Qods, qui est en fait le commandant du Hezbollah, peut conforter cette appréciation.

Une probabilité de guerre en hausse

D’autres pensent que le Hezbollah est intéressé par un conflit limité parce qu’il estime qu’à ce moment-là, Israël ne répondra pas à des attaques limitées contre lui (lancées à l’aide d’un supplétif palestinien – à Jénine ?-) en entrant en guerre.

La frontière nord n’est plus ce qu’elle était il y a un an et demi. Il est clair que les provocations du Hezbollah se multiplient et avec elles les tensions, et que le Hezbollah prépare déjà le prochain acte terroriste (qui serait le quatrième au cours des six derniers mois) contre Israël.

Israël et Tsahal sont confrontés à des dilemmes complexes pour protéger les citoyens israéliens et faire face à la nouvelle situation à la frontière nord, et comme l’a souligné Tsahal ces derniers mois, la probabilité de guerre dans le nord augmente.

 

Synthèse de situation émanant d’Alma Center ( Migdal Tefen)

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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