Mauvaise foi américaine et fanatisme arabe
Michèle Mazel

Par la voix d’un de ses porte-paroles, le Département d’État américain a une fois encore condamné Israël.
Les faits sont là. Irréfutables. Jeudi matin, 27 juillet, neuvième jour du mois de Av selon le calendrier hébraïque, le très controversé ministre de la Sécurité publique, Itamar Ben Gvir s’est rendu sur le mont du Temple et s’est recueilli sur l’esplanade du Temple. Certes, il n’est quand même pas allé jusqu’à prier en public, mais on ne peut écarter la possibilité d’une prière intérieure. Connaissant le personnage, c’est même probable. Circonstance aggravante, il était accompagné d’un rabbin.
L’inacceptable est que les Juifs soient revenus sur le lieu de leur destruction
Pour les Américains, c’est tout simplement inacceptable. Et qu’on ne vienne pas leur dire qu’il s’agissait d’une date solennelle, non pas seulement pour les Israéliens, mais encore pour tous les Juifs.
C’est en effet en ce lieu et sur cette esplanade qu’il y a deux mille ans, les armées de Titus qui venaient de prendre Jérusalem ont mis le feu au temple construit par Hérode sur l’emplacement du Temple de Salomon. La destruction de ce temple puis de la ville a été le prélude au long exil du peuple juif qui n’a pourtant jamais cessé de rêver à un retour qui semblait impossible. Le miracle s’est pourtant produit.
La théologie de la substitution islamique
Seulement aujourd’hui, le monde musulman semble frappé d’amnésie. Le Temple n’aurait jamais existé et il n’y aurait aucun lien entre Judaïsme, Juifs et ce que l’on appelle désormais l’esplanade des mosquées ou encore l’esplanade Al Aksa .
Il est vrai que les tenants de l’Islam, maitres des lieux pendant près de quatorze siècles, en avait interdit l’accès aux Juifs sans que le monde s’en offusque autre mesure. Aujourd’hui, on évoque un curieux « statu quo historique » sans grand fondement, pour continuer à dénier aux Juifs l’accès au plus sacré de leurs lieux saints.
Les pas d’un Juif constituent un « viol des lieux Saints » (sic)
L’Égypte et la Jordanie, deux pays qui ont signé un traité de paix avec Israël, ont aussi vivement condamné la « provocation » israélienne. Pour la Jordanie, il s’agit d’une « violation du caractère sacré de l’endroit » ; pour le porte-parole de l’Autorité palestinienne, il s’agit d’une « provocation à l’égard des sentiments des Musulmans du monde entier. »
L ’Arabie saoudite va plus loin encore et expose la véritable raison de son indignation : Selon le ministère saoudien des Affaires étrangères, la décision du ministre de la Sécurité nationale a été considérée comme « blessant les sentiments musulmans dans le monde entier ».
Les Juifs aux pieds sales
On a compris. Pour le monde musulman, il ne s’agit pas de défendre le statu quo. Le problème est ailleurs. Voir un juif fouler le sol sacré d’une esplanade sur laquelle seuls les Musulmans auraient des droits est un spectacle insoutenable pour eux.
Comme l’a dit si élégamment Abou Mazen, comment les Juifs osent-ils « souiller de leurs pieds sales » la Sainte esplanade ?

Michèle Mazel est diplômée de Sciences-Po et licenciée en Droit, et a été boursière Fullbright en science politique.
Pendant plus de trente ans, elle a accompagné de par le monde son mari, le diplomate Zvi Mazel, qui fut notamment ambassadeur d’Israël en Egypte, en Roumanie et en Suède.
Elle en a tiré la matière de nombreux ouvrages – thrillers et romans. Elle contribue régulièrement à plusieurs organes de presse.
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En quoi Ben Gvir serait-il plus un ministre très controversé que n’importe quel ministre ayant été elu et faisant partie d’un gouvernement choisi par une majorité de la Knesset?