Par André Darmon  (2015)

On ne peut se contenter pour connaitre Yaffo d’emprunter le fameux boulevard Jérusalem (anciennement King Georges) pour rejoindre la promenade de Tel-Aviv,  les quartiers de Neve Tsedek et des Florentines. On ne peut en effet appréhender aisément cette cité baroque où se côtoient les résidences huppées et les bâtiments délabrés, où se pressent Juifs et arabes dans ce qui apparaît être comme une coexistence pacifique et où le commerce ne se lit pas seulement en termes d’argent. Yaffo tirerait son nom soit de Yafet, (Japhet)* l’un des fils de Noah, qui aurait fondé cette ville après le déluge, soit de Yaffa, en hébreu “belle” selon des papyrus Egyptiens. Mais Yaffo, qu’on se le dise dans les chaumières mais ce n’est déjà plus les fameuses oranges.

Les vélos électriques jaillissent de nulle part, à contre-sens de préférence, les voitures klaxonnent facétieusement sans raison, les cafés sont bondés et  je croise, stupéfait, comme si je rencontrais un scoop exceptionnel, ma première burka, sombre, énigmatique et grillagée. Du côté du Souk Hapichpichim, (le marché aux Puces local) et des rues Judas Margoza et Alya, l’exceptionnelle chaleur de l’été israélien aidant, un court instant, le temps d’une bière fruitée légèrement ennoblie de clous de girofle et de vanille, je me transporterai à Paris, à Londres,  ou encore à Rome, à la terrasse d’une trattoria langoureuse devant laquelle se produit un petit orchestre de rock qui chantonne le groupe légendaire anglais ‘Oasis’. Nom prédestiné en ces temps de canicule ! On se rassasiera comme on peut de pastèque et de fromage bulgare.

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Un peu plus loin, les descendants d’immigrants bulgares qui ont marqué la ville et dont le siège de leur association d’immigrants siège en pleine ville, se remémoreront au son de l’accordéon les histoires du Maccabi Yaffo et du Stade Bloomfield, antres festifs de cette communauté. J’en surprendrais certains  comparer souvent avantageusement Yaffo à Tel Aviv (qui administrativement  représentent la même et seule ville) car la seconde incarnerait la version acidulée, moderne et occidentale de la première, celle-ci plus douce, infiniment pastorale, orientale pour tout dire. J’y découvre cependant la même activité laborieuse, le costume cravate en moins à Yaffo, une langue âpre en plus. Certes j’entendrais, mêlé des aboiements de ceux qui représentent peut-être la troisième plus grande communauté de Yafffo – les Chiens- l’appel itératif à la prière du muezzin qui ne facture heureusement pas les décibels ; je me dis que décidément, depuis la nuit des temps qu’ils appellent à la prière, les fidèles devraient connaitre les horaires. Non ? Tel Aviv la ville blanche classée par l’Unesco patrimoine mondial. Yaffo, la ville un peu moins blanche.

La gare ferroviaire Ottomane de 1891

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Comment ne pas parler de Yaffo sans rappeler la ville antique située au carrefour de multiples routes, ce grand port sur la Méditerranée qui permettait d’accéder  à la route de la soie, une voie de pèlerinage pour Jérusalem,  un lieu d’arrivée des caravansérails égyptiens ; son histoire, son vieux port, ses ruelles modernes mais d’époque de galeries d’art et ornées d’œuvres d’artistes, pavées  de pierre uniforme et aux murs de semblable couleur, ruelles qui portent des plaques en céramique bleue avec pour inscription chacune le nom d’un signe du zodiaque. Comment ne pas parler de la célèbre Place de l’horloge qui semble prendre des airs de Tour de pise orientale, le Gan Hapisga ou Jardin de la Cime. La gare ferroviaire Ottomane de 1891, le Migdal Shalom ornées des mosaïques de Nahoum Goutmann. Neve Tsedek le premier quartier pittoresque en dehors de la muraille de Jaffa. Ses quartiers Bahauss, son histoire, l’avenue Rothschild et le musée de l’indépendance d’Israël, sans oublier le  »Souk ha Carmel » le marché le plus populaire du pays. Tous ces endroit faisaient historiquement partie de Yaffo et ont été absorbes par la métropole Tel Aviv. La restauration de la Vieille Ville fait immanquablement penser à  la Jérusalem des ruelles de la Vieille Ville juive mais avec une touche, une âme artistique supplémentaire. Les restaurants de Yaffo sont réputés pour leur poisson, un poisson que l’on peut soi-même acheter à la criée sur le port chaque matin.

Yaffo la Juive ?

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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