Un an le 7 Octobre, la superbe résilience de l’économie israélienne

Les agences de notation ont réagi. S&P, Moody’s, Fitch ont toutes abaissé une ou plusieurs fois la note de crédit d’Israël ces dernières semaines, même si cette dernière demeure à des niveaux élevés. S&P l’a ainsi fait passer de A+ à A (après une première correction en avril) lui attachant une perspective négative, du fait des risques sécuritaires accrus avec l’extension du conflit au Liban.
« Le conflit d’Israël avec le Hezbollah et l’escalade des combats avec l’Iran, s’intensifie, entraînant des risques de sécurité pour Israël », expliquera S&P dans un communiqué. Elle a abaissé ses prévisions de croissance avec une stagnation en 2024 et +2,2% en 2025, contre +5% anticipés auparavant.
Il y a un an jour pour jour, le groupe archi-terroriste Hamas lançait une attaque barbare sans précédent au sud d’Israël, entraînant la mort de plus de 1.200 civils et de militaires. Le jour même, l’Etat hébreu entrait en guerre, lançant des opérations militaires dans la bande de Gaza. Les conséquences économiques sur le pays ne se sont pas faites attendre. Au quatrième trimestre, le PIB israélien avait alors plongé de 21% en rythme annuel. Mais la croissance a redémarré en début d’année avec +14% au premier trimestre avant un deuxième trimestre à +0,7%. Pour l’ensemble de l’année 2024, la Banque d’Israël s’attend maintenant à une croissance de 1,5%, signe d’une certaine résistance alors que l’armée mène désormais des combats sur trois fronts : à Gaza et au Liban et l’Iran. Le tourisme, qui représente une part importante de la croissance, a été très touché par la guerre et a été divisé par quatre sur un an de janvier à juillet tout comme, l’agriculture et la construction qui représentent ensemble plus de 10% du PIB. Les deux secteurs sont aux prises avec des pénuries de main-d’œuvre depuis le début de la guerre du fait de l’arrêt des permis de travail aux Palestiniens.
Le taux de chômage reste malgré tout historiquement bas, sous les 3%, car dans le même temps, le secteur technologique qui est l’autre moteur de la croissance, résiste. Les investissements repartent à la hausse dans le secteur. Mais surtout, l’industrie militaire tourne à plein régime. Si elle est source d’activité, elle alimente également les déficits. Ainsi, la guerre devrait coûter 65 milliards de dollars d’ici à 2025, de quoi creuser le déficit public à 8,3% en août, bien au-dessus de l’objectif du gouvernement.
Par conséquent, « nous nous attendons à ce que la reprise économique soit retardée », a indiqué S&P, qui prévoit un creusement du déficit budgétaire à court et à moyen terme à cause de la hausse continue des dépenses de défense. Sans compter les envolées spectaculaires d e l’économie israélienne après les guerres qui remettent en général les compteurs à zéro.




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