Un gang de garçons érythréens a attaqué le maire adjoint de Tel-Aviv, Haim Goren, et sa famille mardi soir, a-t-il annoncé après avoir déposé une plainte à la police. L’incident s’est produit quelques jours après que des factions rivales de migrants érythréens se sont affrontées dans les rues du sud de Tel Aviv, faisant plus de 170 blessés, dont 49 policiers. Israël a placé 53 des émeutiers en détention administrative. « Si nous ne résolvons pas le problème des infiltrés, nous reviendrons pendant des années aux scènes que nous avons vécues lors du Shabbat », a déclaré Goren, qui détient également le portefeuille de la sécurité de la ville.
Par ailleurs, mardi, le ministère érythréen de l’Information a accusé l’agence de renseignement israélienne, le Mossad, d’être à l’origine des violentes émeutes qui ont éclaté dans plusieurs pays du monde ces derniers mois. « Choquées par la lutte du peuple érythréen, les principales agences de renseignement (en particulier le Mossad) tentent de désorganiser les rangs du peuple érythréen », indique le communiqué. L’ambassade d’Érythrée à Tel-Aviv a également publié mardi une déclaration tentant d’expliquer comment les événements de samedi se sont déroulés, affirmant que la police israélienne avait accordé à un « groupe hétéroclite de hooligans » l’autorisation de manifester.
L’ambassade a également accusé de nombreux manifestants de ne pas être Érythréens.
Les groupes de défense des droits humains décrivent l’Érythrée comme l’un des pays les plus autoritaires au monde depuis sa séparation de l’Éthiopie voisine il y a trente ans. Il est dirigé par le président Isaias Afwerki. Certains ont fui la conscription militaire obligatoire du pays, tandis que d’autres sont partis à la recherche d’avantages économiques.




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