QUAND les EVACUES POURRONS-ILS RENTRER CHEZ EUX ?
Pour les habitants de la frontière avec le Liban ou Gaza relogés dans des hôtels, le temps qui passe n’apporte aucun répit. Si les nombreuses aides offertes par le gouvernement, des individus et des organisations, viennent alléger leurs douleurs, nul ne sait quand se terminera cette situation provisoire.
Mickaël LAUSTRIAT
Au travers des baies du grand hall vitré de l’hôtel Léonardo Plazza, à l’ouest de Haïfa, on aperçoit une longue plage de sable gris, déserte aujourd’hui, pour cause de mauvais temps. Aucun touriste. Le bar est désert. Il est bientôt 13 h. Et pourtant, quelque chose vient rompre le silence : c’est un groupe d’enfants – des huit à dix ans, bonnet sur la tête, sac au dos – et qui chahutent en poussant avec peine la porte vitrée de l’hôtel : ils sont de retour de l’école. Avant le 7 octobre, ils habitaient Shlomi, à quelques kilomètres de la frontière libanaise. Mais à la suite des tirs incessants du Hezbollah et à l’embrasement probable de la frontière Nord, le gouvernement a décidé de les déplacer, eux et leurs familles. A présent, ils vivent à l’hôtel, avec leurs parents. Depuis plus de quatre mois, ils sont ainsi devenus les « invités obligés » de ce fleuron de la chaîne hôtelière Fattal, où la moindre nuitée coûte normalement 200 euros.
Lors des journées qui ont suivi le massacre du 7 octobre, plus de 200 000 personnes qui résidaient à proximité du Liban et de Gaza ont été évacuées. Près de 5 mois plus tard, on estime que 50 000 d’entre elles restent encore dispatchées dans 380 hôtels israéliens.
Exilés dans leur propre pays
Comment vit-on cet exil intérieur quand on est réfugié dans son propre pays, même si cet exil a pour cadre le très luxueux hôtel Léonardo Plazza de Haïfa ?
Nous rencontrons Miri Capon, responsable des relations publiques du Léonardo. Quand nous lui disons que nous sommes venus prendre des nouvelles des « méfounim » [personnes déplacées], elle nous invite à la suivre. Nous prenons l’ascenseur : direction le restaurant de l’hôtel : « C’est l’heure du déjeuner. Vous allez pouvoir tous les rencontrer ! » Nous sommes rejoints par le mashguiah [responsable de la cacheroute] qui nous dit très simplement « Prenez un plateau ! Servez-vous ! La maison vous invite ! »
Le spectacle qui s’offre à nous est étonnant : autour des tables, des gens de tous âges. Des jeunes en short ou survêtement picorent dans leur assiette, les yeux rivés sur leur portable. Des familles entières : ça bouge, ça parle, ça crie, on se passe les plats. Plus loin, des personnes âgées contemplent toute cette ruche bourdonnante. Des serveurs en blouse noire s’activent. L’offre alimentaire (trois repas par jour) est variée et plantureuse : le Léonardo est un grand hôtel international, qui a décidé que les personnes déplacées méritaient
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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