News 17-12-25

La Turquie, État membre de l’OTAN, accueille ouvertement un haut responsable du Hezbollah.

La Turquie, État membre de l’OTAN, sert de base pour le transfert de fonds au Hezbollah (ainsi qu’au Hamas), et de hauts responsables du Hezbollah participent à des conférences officielles et publiques sur son territoire. Le 7 décembre, Sayyid Ammar al-Moussawi, chef du département des relations arabes et internationales du Hezbollah, a participé, à la tête d’une délégation de l’organisation, à une conférence organisée à Istanbul sur le thème de la Palestine. Ammar al-Moussawi (عمار الموسوي) est né en 1962. Son frère, Jamil al-Moussawi, a été tué en 1988 lors d’un combat contre l’armée israélienne. Al-Moussawi a auparavant été député, représentant le bloc du Hezbollah pour la région de la Bekaa.
Ce département entretient des contacts avec les diplomates et les invités étrangers et constitue un acteur central dans les efforts du Hezbollah pour préserver ses canaux d’influence et ses liens avec les États arabes et au-delà. Ce département opère sous l’autorité du Conseil politico-diplomatique du Hezbollah, dirigé par Ibrahim Amin al-Sayyed, membre du Conseil de la Choura. Son adjoint est Mahmoud Qamati. Fondé en 1995, le Conseil a pour mission de conseiller le Conseil de la Choura sur les plans politique et diplomatique et de maintenir, par l’intermédiaire de départements spécialisés tels que celui d’al-Moussawi, des contacts avec les personnalités influentes et les leaders d’opinion de tout l’échiquier politique libanais, les centres de pouvoir civils au Liban et les États étrangers. Le Conseil et ses départements sont notamment chargés de la planification des programmes politiques, de l’élaboration des plateformes électorales, de la planification des campagnes et de la création et du maintien d’alliances politiques. Il s’agit d’un organe consultatif, sans pouvoir décisionnel.