Les Ambitions maritimes de la Turquie : une menace pour Israël ?
Par Yaïr Ansbacher et Eyal Pinko,
Traduit et publie par Mabatim
Les agissements de la Turquie en Méditerranée font partie d’un plan plus large, visant à prendre le contrôle des mers qui l’entourent. Comment Israël peut-il contrer la réalité régionale émergente.
Fin 2019, la Turquie a signé un accord avec le Gouvernement d’Union Nationale libyen dirigé par Fayez al-Sarraj (le rival du gouvernement dirigé par Khalifa Belkacem Haftar) pour le partage du domaine maritime libyen. L’accord concède à la Turquie un couloir maritime en Méditerranée orientale et à l’évidence permet à ce pays de contrôler l’Est de la Méditerranée, y compris les réserves de gaz de la région, ainsi que les gazoducs d’Israël vers la Grèce et le mouvement des navires de cette partie de la Méditerranée.
L’accord a consterné la Grèce, l’Égypte, le Chypre et la France et l’ONU. Israël n’a publié aucune réaction concernant cet accord. Les agissements de la Turquie mettent en lumière ses manœuvres pour devenir la puissance navale régionale. Les opérations de la Turquie en Méditerranée, en mer Égée, en Syrie, en mer Rouge et ailleurs dans le monde, font partie d’un large plan visant la prise de contrôle des mers entourant la Turquie, afin d’acquérir l’indépendance économique et énergétique. Ce plan, connu sous le nom la Doctrine de la Patrie Bleue (Mavi Vatan), a été présenté en 2006, par l’amiral turc d’alors.
La Doctrine de la Patrie Bleue
Le but de cette doctrine est le contrôle par la Turquie, des trois mers qui l’entourent, afin de lui assurer l’indépendance énergétique, économique et soutenir sa croissance démographique. Au-delà des objectifs déclarés dans cette doctrine, la Turquie a un but caché, à savoir, rendre caduque le Traité de Lausanne de 1923. Cet accord, imposé à la Turquie après la Première Guerre mondiale et la chute de l’Empire ottoman, l’oblige de dépendre des sources d’énergie étrangères, sous la « protection » occidentale depuis un siècle. Jusque dans les années 2000, la Turquie bénéficiait d’une protection occidentale, majoritairement américaine, lui permettant de garder son indépendance face à l’URSS. Avec la chute du bloc communiste et l’affaiblissement de la Russie, ainsi que le renforcement économique et démographique de la Turquie (environ 81 millions d’habitants aujourd’hui, et une croissance prévue à environ 90 millions d’habitants en 2030), ses besoins énergétiques augmenteront d’autant.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
Découvrez un exemplaire du magazine gratuitement et cliquez ensuite sur le rebord droit
Votre magazine est livré chez vous en toute confidentialité
S’abonner au magazine par téléphone ou par whats app 00972 (0) 54 254 45 20 ou au 01 86 98 27 27
Par email Andredarmon21@gmail.com pay pal
Ou directement sur le site
https://israelmagazine.co.il/sabonner-au-magazine/ pour le magazine papier
https://israelmagazine.co.il/join-us/ pour le magazine digital
Ou encore S’abonner au magazine livré chez vous en toute confidentialité. Remplir le formulaire




Laisser un commentaire