« L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité. » [John Kennedy]
Je viens d’investir. Ne riez pas. Je viens d’acquérir une chaise longue. Pourquoi ? Pour m’installer calmement dans mon jardin, un verre de bière à la main (c’est plus savoureux et bien moins nocif qu’un anxiolytique), et attendre sereinement l’instant où nos ennemis choisiront de nous envoyer leurs bombes, leurs roquettes, ou leurs drones. Où est donc passé l’esprit israélien, cet élan d’initiative, ces attaques préventives, ce panache et cette témérité qui nous avaient autrefois convaincus que David était devenu Goliath ? Ce qui est le plus pénible depuis onze mois, ce n’est pas tant d’affronter des nations arabes, mais de le faire de manière presque exclusivement défensive. Israël s’est vu interdire le droit de représailles, le droit d’entrer à Rafah, le droit d’occuper l’axe Philadelphie, ou d’attaquer le Liban, sous de fallacieux prétextes, comme celui d’une possible guerre régionale, voire mondiale.
François Mitterrand disait dans les années 90 : « Les missiles étaient à l’Est et les pacifistes à l’Ouest. » Les missiles sont désormais partout et les imbéciles aussi. Une fois de plus, prêtons attention à ce que disent les ennemis d’Israël, examinons leur capacité de nuisance, et évitons d’analyser avec une logique occidentale ce qui se passe dans leurs esprits embrumés. Si je me fie à leur égo, mais aussi à la vision eschatologique* des chiites, les Arabes et les Perses sont résolus à faire disparaître, à éradiquer ce petit village de Gaulois, avec BIBIX à sa tête, qui les défie depuis près de 80 ans. Quitte à ce qu’ils se perdent eux-mêmes dans la tourmente qu’ils auront fomentée. Mourir ensemble plutôt que vivre ensemble.
Recomposition
Or, cette menace, constante et historique, semble encore loin de disparaître. Il serait donc peut-être judicieux de saisir l’occasion que représente la menace nucléaire iranienne immédiate pour frapper un coup décisif et éliminer la source principale du danger, la tête du dragon. D’autres menaces continuent de surgir, plus discrètes, multiples et insidieuses. Pourtant, aucun commentateur ne semble s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’Égypte refuse toute présence israélienne sur l’axe Philadelphie, devenu de facto la frontière entre l’Égypte et Gaza. Des raisons financières ? Probablement. Mais surtout parce que l’Égypte se réarme, et que ses généraux affirment encore avoir l’os de la guerre de Kippour coincé dans la gorge. La même dynamique s’observe en Turquie et en Judée-Samarie, que l’on pourrait qualifier de nouveau Gaza.
La Turquie et l’Égypte ne perçoivent-elles pas les répercussions de la recomposition économique, énergétique, maritime et géopolitique qui se dessine en Méditerranée et au Moyen-Orient ?
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