L’éditorial d’André Darmon
1 juillet 2023
“Le plus grand mal, à part l’injustice, serait que l’auteur de l’injustice ne paie pas la peine de sa faute.”
Platon/ Gorgias
Il n’y aura que les aveugles pour ne pas voir et les sourds pour ne pas entendre, mais il est clair aujourd’hui, effroyablement clair, que tout a été fait depuis 5 ans pour destituer Netanyahou du pouvoir et, cerise sur le gâteau, pour l’envoyer en prison.
Le soufflé des procès
Tous les pseudo-témoignages se sont effondrés et si j’en crois ce que Bibi m’avait répondu en octobre lors de notre interview, il ira jusqu’au bout de son procès, ne prétendra à aucun accord avec le parquet, car réaliser un compromis, cela serait encore admettre une certaine culpabilité. Dans mon cercle d’amis où nous avons exclu toute discussion de nature politique, j’ai fait remarquer cet hallucinant complot. On m’a alors accusé de nous retremper dans la politique. J’ai simplement répondu que je ne parlais pas de politique, mais uniquement de morale.
Cinq ans de lutte
Je ne pense pas que tous les sionistes qui vivent encore à l’étranger, ou ceux qui ont définitivement planté leur tente entre Jérusalem et Tel-Aviv et qui s’opposent toujours de manière tellement irrationnelle au Premier ministre, pourront encore nier cette évidence. De la même façon que nous nous sommes battus pour Gal Hirsch, ce général exceptionnel qui devait devenir préfet de police, il y a huit ans et à qui on a collé des dossiers infâmes, que nous nous sommes battus contre ces fils de rien qui ont assassiné Yitzhak Rabin (je zappe par manque de place tous ces procès iniques instrumentés afin d’éliminer des adversaires politiques), nous nous sommes battus ( aussi par simple démarche morale) devant des chefs d’accusation loufoques, des chefs d’accusation qui auraient dû obliger Benjamin Netanyahou à faire comme Ehoud Olmert, c’est-a-dire démissionner (dixit l’ancien préfet de police Roni Alsheikh).
Alsheikh les grandes oreilles
Ce même Alsheikh, venu du Shin Beth, prince de la morale à deux vitesses, a introduit illégalement le système d’espionnage Pegasus pour surveiller, nous dit-on, les téléphones de 1000 Israéliens importants, c’est-à-dire par innervation, près d’1 million d’Israéliens. 10% de la population israélienne était donc surveillée jusqu’à ce jour.
Ce sont donc des bandits qui accusaient les autres d’être des bandits. Et je passerais aussi sur Ehoud Barak, (l’ami intime du pédophile Epstein !) qui a terni toutes les médailles gagnées sur les champs de bataille avec ses obsessionnelles jalousie et médisance envers celui qui fut son second quand ils bataillaient au sein du commando de l’État-major, contre celui qui fut aussi son Premier ministre quand Barak n’était que ministre de la Défense !
Bientôt l’épilogue ?
Je n’ai malheureusement pas à disposition de psychanalyste à la rédaction pour tout comprendre. Ce que je peux, par contre, comprendre, c’est Benjamin Netanyahou dans un désir de laver définitivement son honneur, même s’il serait temps d’en finir avec ce procès stalinien, de passer à autre chose de ragoutant, de tourner cette page souillée.
Comptes et contes
Merci au législateur israélien d’avoir peut-être lu mon dernier éditorial où je demandais, réclamais aux députés, d’obliger les banques à rémunérer mieux les comptes courants et les dépôts des Israéliens. Ce sera bientôt chose faite. On doit peut-être aussi nous lire en France, puisque les Finances françaises ont décidé, comme je l’avais suggéré au même Bibi, dans la même interview, (numéro 264, page 21) d’encadrer un certain nombre ou plutôt un nombre certain, de prix et de produits afin de juguler l’inflation. Et pas seulement le lait subventionné, qu’on ne trouve bizarrement plus dans les rayons israéliens et le pain. Le capitalisme, c’est sympathique à condition de savoir en sortir parfois.




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