
En ce 5 novembre, Jérusalem me paraît bien calme, surtout du côté du quartier de Beth Hakerem, où j’ai rendez-vous avec le rabbin Mikael Journo dans un paisible café, le Denya devant lequel glisse silencieusement un tramway.
Pourquoi, me direz-vous rencontrer un rabbin français en pleine guerre alors que nous tous, Israéliens, nous courrons en tous sens pour voir nos soldats, combattre nous-mêmes, nous rendre à des enterrements, mais aussi rendre visite à nos enfants et petits-enfants blottis dans les hôtels consacrés aux familles évacuées de la Ceinture de Gaza, sans oublier qu’il nous faut travailler.
Ayant interviewé, quelques jours plus tôt, Eric Zemmour, sur la route qui le conduit à Kfar Aza, je me suis surpris à me demander où étaient donc passés les responsables de la communauté de France et en particulier le Grand rabbin de France, étrangement et tragiquement absent en Israël.
Voyage de la fraternité
Mikael Journo est le rabbin de la communauté de Chasseloup Laubat dans le 15ᵉ arrondissement (dont le président est Patrick Cron, ancien PDG d’Alstom) et il s’est présenté il y a 4 ans aux élections du Grand rabbinat, mais sans succès.
Par contre, Mikael est là, en Israël, depuis le premier jour, dans un voyage qu’il baptise modestement voyage de fraternité. Il m’avoue que dès qu’il a posé son pied sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion, l’anxiété qui le tenaillait à Paris depuis le début des massacres avait subitement disparu devant le spectacle de l’unité, de la force et de l’enthousiasme du peuple israélien.
Se concentrer à ses frères blessés
Je tenterai toutefois un bonjour Monsieur le grand rabbin et Mikael Journo me fait comprendre dans un sourire, et sans rien dire, qu’à 50 ans bientôt, il n’est toujours pas Grand rabbin. Un sourire qui en dit long sur les blocages, les barrières et les chausse-trappes en haut de la pyramide rabbinique.
L’heure est à l’union me dira Mikael Journo. L’heure est d’être présent aux côtés de nos frères.
Le rabbin Mikaël Journo est aussi l’Aumônier général des hôpitaux français et c’est naturellement qu’il a commencé sa visite par les Hôpitaux Chiba et Chaare Tsedek. Il a voulu témoigner, ne pas rester à l’arrière, faire son travail de Juif et de Rabbin, rencontrer les familles, et surtout, me dira-t-il, voir ceux qu’on a peut-être oubliés, les blessés. Bien sur les morts, les disparus, les otages occupent évidemment l’espace médiatique, mais les milliers de blessés sont invisibles et le Bikour Holim (le commandement juif de visiter les malades ou les blessés) est un impératif moral pour celui qui s’emploie à faire fonctionner l’Aumônerie israélite des Hôpitaux de France.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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