par Me Nili Naouri
Depuis plusieurs jours, un engrenage judiciaire et médiatique est en marche, dans une tentative manifeste de salir un homme – Betzalel Zini – pour atteindre, en réalité, son frère : David Zini, récemment nommé à la tête du Shin Bet. À l’origine de cette affaire , il n’y a ni crime d’État ni menace sécuritaire, mais une accusation de contrebande de cigarettes transformée en affaire d’État. Il ne s’agit pas d’une enquête classique. Il s’agit d’une affaire fabriquée, montée de toutes pièces, selon une méthode désormais tristement familière en Israël.
Une construction artificielle, sur le modèle du dossier Netanyahou:

Les accusations contre Betzalel Zini reposent notamment sur des témoignages émanant de Bédouins impliqués dans des réseaux de contrebande. Or, ces accusations n’ont pas pu être corroborées par des données de géolocalisation téléphonique, pourtant outil standard et déterminant dans toute enquête sérieuse. Faute de pouvoir faire coïncider les faits allégués avec des données objectives, les rédacteurs de l’acte d’accusation ont recouru à une formule révélatrice : les faits se seraient produits à des dates inconnues. Exactement comme dans le dossier de Benyamin Netanyahou, où l’accusation, incapable de faire correspondre les faits aux dates qui l’arrangeaient, avait volontairement laissé les temporalités floues pour sauver la thèse à charge.
Quand la preuve fait défaut, on brouille le temps. Une mise en scène morale destinée à orienter le lecteur. Plus grave encore : l’acte d’accusation contre Betzalel Zini s’ouvre par une longue introduction décrivant l’horreur du 7 octobre et la barbarie de l’ennemi. Non pas pour éclairer juridiquement les faits — cette introduction n’a aucun lien direct avec les accusations — mais pour conditionner émotionnellement le lecteur, afin de le conduire, consciemment ou non, à juger Zini avec sévérité.
À juste titre, la journaliste Ayala Hasson a souligné un fait accablant :
Une telle introduction n’existe pas dans l’acte d’accusation visant les soldats de la « Force 100 », pourtant accusés — à tort — du prétendu viol d’un terroriste de la Noukhba. Un dossier lui aussi monté de toutes pièces, et pour lequel nous attendons toujours, soit dit en passant, un véritable procès contre la conseillère juridique de l’armée, responsable de cette grave dérive.
Ici, l’horreur du 7/10 sert à durcir la lecture. Le véritable objectif : atteindre David Zini
Là-bas, elle est soigneusement absente pour adoucir le regard porté sur des accusations grotesques. Deux poids, deux mesures. Tout est résumé.
Personne n’est dupe. Cette affaire a été enclenchée dès l’instant où David Zini est apparu comme un candidat sérieux à la direction du Shabak. Ceux qui se croient maîtres du pays en dépit de la volonté du peuple, ont anticipé. Ils ont activé leurs relais. La commission Grounis, chargée d’examiner les nominations aux postes les plus sensibles de l’État, a été instrumentalisée par une lecture abusive d’une clause prétendant qu’un responsable devrait se récuser si un membre de sa famille est impliqué dans une affaire pénale. On ne cherche plus la vérité. On cherche un prétexte. La réalité est pourtant limpide.
Betzalel Zini a passé la majeure partie des deux dernières années et demie en milouïm, laissant sa femme et ses enfants, pour assurer la sécurité du pays. Sur le terrain. Et aujourd’hui, on tente de le briser par des rumeurs infondées, notamment celle d’un prétendu versement de 300 000 shekels en espèces, qu’il a refusé de reconnaître ou de signer, précisément parce qu’elle est fausse. Une attaque contre une famille droite et fidèle Ce n’est pas seulement Betzalel Zini qui est visé. C’est toute la famille Zini. Une famille connue pour sa droiture, sa fidélité sans compromis à l’État d’Israël, à la terre d’Israël et à l’Éternel. Une famille qui dérange parce qu’elle ne plie pas. Cette affaire n’est pas judiciaire. Elle est politique. Et elle est dangereuse.
Nous exigeons : la libération immédiate de Betzalel Zini, la fin de cette instrumentalisation du droit et l’arrêt de la chasse idéologique menée contre les loyaux serviteurs de l’État.
La vérité et la justice doivent l’emporter.




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