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Si on avait pu éliminer Hitler… Il ne fait pas de doute que les dirigeants actuels de l’Iran rêvent d’une nouvelle solution finale. Pour certains, ils ne font que reprendre le rêve avorté du chef du IIIème Reich, qui considérait les Iraniens comme de purs aryens. Si les démocraties avaient su se débarrasser de lui, il est évident que les 50 millions (d’autres disent 70) de morts de la Seconde Guerre mondiale auraient pu être évitées. Les tentatives pour l’éliminer furent pourtant nombreuses. Dès les années 30, la mafia juive américaine avait tenté d’organiser son assassinat. En 1944, les services secrets anglais montent « l’opération Foxley » qui échoue, tout comme la conjuration organisée par le colonel Claus von Stauffenberg…
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Mickael LAUSTRIAT
IRAN : viser la tête de la pieuvre
Jusqu’à présent, la doctrine militaire israélienne a consisté à porter la guerre à l’extérieur : avec la menace iranienne, cette approche devient obsolète puisque c’est le cœur du pays lui-même qui devient la cible.
Pour y faire face, Israël a tenté de créer parmi ses alliés un front global contre l’Iran, arguant que la nucléarisation de la République islamique représentait un « risque global » pour la sécurité du monde. Malheureusement la brillante démonstration effectuée par Netanyahou en 2018 devant le Congrès américain ne semble avoir convaincu personne : à Washington comme à Londres, on voit mal pourquoi Téhéran, une fois en possession de l’arme nucléaire, s’en prendrait aux Etats-Unis ou à la Grande-Bretagne. Pour eux la cible prioritaire des mollahs est bien Israël. Quant à nos alliés, ils continuent à œuvrer pour une « solution diplomatique » et à frapper l’Iran de nouvelles « sanctions » à l’efficacité plus que douteuse.
En Israël, où depuis plusieurs mois les dirigeants et l’opinion assistent passivement à l’augmentation de l’enrichissement d’uranium à des fins militaires dans les centrifugeuses iraniennes, on en est venu à la conclusion que l’Etat hébreu devra agir seul.
Une équation mortifère
Pour l’heure, l’establishment militaire repousse sans cesse la décision d’intervenir. La raison est qu’Israël hésite entre deux options : attaquer préventivement l’Iran ou répondre à une attaque iranienne. Dans le premier cas, à supposer que tous les sites nucléaires aient été détruits avec succès, il est certain que la réponse iranienne utilisera les missiles du Hezbollah, qui pourraient causer quelques 100 000 morts dans le « front intérieur », c’est-à-dire la population civile. Mais en plus, si Israël ouvre le premier les hostilités, il faudra s’attendre à une condamnation internationale sans précédent de l’Etat hébreu. Car si les USA ont reconnu à Israël le droit de se défendre, celui d’attaquer le premier ne leur a pas encore été concédé. Dans le second cas, si Israël décide d’attendre une frappe nucléaire iranienne pour y répondre – ce qui lui garantirait l’« avantage diplomatique » d’être la victime – il faut savoir qu’une bombe atomique frappant le cœur du pays pourrait causer la mort de plus d’un million de personnes. Dans les deux cas, l’équation est profondément mortifère.
Eliminations ciblées
Mais il existe peut-être une autre solution. Depuis plus de 20 ans, Israël a développé en matière d’éliminations ciblées un véritable savoir-faire. Tout commence à Malte, en 1995, avec l’élimination de Fathi Shiqaqui, le chef du Jihad islamique, par des hommes en moto. Ce mode opératoire va ensuite se peaufiner. L’élimination ciblée n’est pas destinée à punir les terroristes pour leurs actions dans le passé : elle vise à empêcher leurs actions à l’avenir. Depuis novembre 2000 jusqu’au 12 mai 2023, 63 chefs terroristes, occupant à Gaza des fonctions militaires ont été éliminés par Tsahal. La plupart par un missile tiré depuis un avion ou un hélicoptère, certains par des tireurs d’élite, d’autres lors d’opérations militaires. De leur côté, 16 agents du Hezbollah ont également été neutralisés de cette manière, que ce soit au Liban ou en Syrie. Certaines de ces opérations ont été abondamment commentées dans les médias, comme celle de Check Yassine, fondateur du Hamas, éliminé le 22 mars 2004 ou celle du général iranien Qassem Soleimani, le 26 mai 2022. Le Mossad a également tué ces dernières années un ingénieur palestinien spécialisé dans les drones à Sfax en Tunisie, tandis qu’un autre ingénieur proche du Hamas a été exécuté en 2018 en Indonésie. La même année, le Mossad a lancé une opération aux résultats ambivalents en assassinant dans un hôtel de Dubaï, un chef du Hamas responsable des achats d’armes. Parfois, il y a des couacs : en 1997, des agents israéliens ont tenté en vain d’empoisonner en pleine rue un dirigeant du Hamas à Amman provoquant une grave crise avec la Jordanie. Pire encore, l’assassinat d’Abbas Moussawi dirigeant du Hezbollah en 1992 au Liban a propulsé à la tête de l’organisation Hassan Nasrallah, un adversaire bien plus charismatique. Il n’empêche que dans 98 % des cas, les éliminations ciblées ont entraîné des gains stratégiques positifs pour Israël.
Auto-défense
La question de la légalité de ces éliminations a naturellement suscité un débat dans le monde occidental. Pour les défenseurs des droits de l’homme et autres pacifistes, cette pratique viole toutes les lois de la guerre et s’apparente à des assassinats politiques. Il n’empêche que l’ancien Président américain ne s’en est pas privé (élimination de Ben Laden). Dans un brillant article publié en 2004 dans le Jérusalem Post en réponse à une question de la Faculté de Droit de Harvard, le juriste Alan Dershowitz les justifie en démontrant que les éliminations ciblées, à la différence d’une attaque frontale massive, réduisent notablement les dégâts collatéraux : c’est de l’auto-défense.
Jusqu’à présent, les personnes ciblées par Israël n’ont jamais été que des exécutants : les donneurs d’ordre – la tête de la pieuvre – n’ont pas encore été dans le collimateur de l’Etat Hébreu. Or « toute personne ayant du sang juif sur les mains devient une cible légitime. »
Soulagement
Que se passerait-il si on apprenait tout-à-coup que l’ayatollah Ali Khamenei et le président Ibrahim Raisi, se trouvaient désormais dans l’intimité des 70 vierges, grâce à quelques tirs de missiles bien ajustés ? Suivie du bombardement de certains sites iraniens sensibles minutieusement choisis, cette double élimination serait certainement accueillie par un grand soupir de soulagement. Naturellement les Nations Unies condamneraient une fois de plus Israël, mais un gouvernement démocratique de rénovation nationale dirigé Reza Pahlavi, fils du Shah, pourrait offrir un nouvel avenir à l’Iran.
Malheureusement, pour réaliser cette vision – éliminer les dirigeants d’un pays voué à l’éradication d’Israël – il faudrait que nos dirigeants aient compris et accepté l’adage juif dans sa radicalité : s’il vient pour te tuer, tue-le d’abord ! Il y a trois mille ans, lorsque le roi Chaoul reçut l’ordre divin de détruire totalement le peuple d’Amalek, il crut bon de laisser la vie sauve à son chef, le roi Agag. Suite à cet acte de bonté mal placée, on décréta du Ciel que Chaoul serait déchu et que la royauté passerait à David. Cette répugnance à se débarrasser d’un dirigeant qui avait fait le vœu de nous tuer, nous la retrouvons aujourd’hui dans le comportement de ceux qui dirigent aujourd’hui Israël. Ils pensent encore possible une « solution diplomatique », et menacent d’une « réponse militaire » sans cesse remise à plus tard. Tout se passe comme si l’ADN juif, entretenu par la déjudaïsation de notre establishment, nous contraignait à reproduire les erreurs de notre passé.
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