Discours de Benyamin Netanyahou à la Knesset le 8 décembre 2025

Le 8 décembre 2025, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s’est exprimé lors d’un débat des 40 signatures à la Knesset, centré sur le prétendu « effondrement de la position internationale d’Israël ». Ce discours, prononcé dans un contexte de tensions internes (procès personnel, recrutement militaire) et externes (guerre à Gaza, relations internationales), visait à défendre son gouvernement face aux critiques de l’opposition, menée par Yair Lapid. Netanyahou a adopté un ton combatif, affirmant que « Israël est plus fort que jamais » et rejetant les accusations d’isolement diplomatique. Voici les points clés :

Défense de la position internationale d’Israël

Netanyahou a balayé les allégations d’un affaiblissement diplomatique, soulignant ses contacts réguliers avec les leaders mondiaux. Il a notamment évoqué sa « relation personnelle de longue date » avec le président russe Vladimir Poutine, avec qui il s’entretient « de manière régulière » pour défendre les « intérêts vitaux » d’Israël, y compris pour contrer les menaces sur la frontière nord (référence au Hezbollah). Il a annoncé une rencontre avec le président américain Donald Trump fin décembre, sa sixième, et rappelé des interactions avec d’autres puissances pour démontrer une influence intacte.
Critique virulente de l’opposition :
Il a accusé les députés de l’opposition de diffuser des « propagandes antisémites » mondiales, comme des allégations selon lesquelles « l’armée tue des bébés pour le sport » ou qu’il « ne veut pas ramener les otages ». Ces déclarations, a-t-il dit, nuisent à Israël et sont reprises à l’étranger.
Financement de la lutte contre la « propagande anti-israélienne »
Netanyahou a révélé l’allocation récente de plus de 2 milliards de shekels (environ 500 millions d’euros) au ministère des Affaires étrangères pour contrer la « propagande antisémite » mondiale. Cela financera des campagnes de désinformation, de manipulation sur les réseaux sociaux et de contre-narratifs, ciblant particulièrement les États-Unis, en qualifiant toute critique de la guerre à Gaza de « haine ». Il a insisté sur la nécessité de « nouvelles méthodes » pour ce combat.

Le projet de loi sur le recrutement des Haredim (ultra-orthodoxes)

Soutien ferme à une version révisée du projet de loi sur la conscription militaire pour les ultra-orthodoxes, qu’il a qualifié de « processus historique ». Le texte prévoit un recrutement « quatre fois supérieur » à ce que propose l’opposition, tout en préservant le « monde de la Torah » (exemptions partielles pour maintenir la coalition avec les partis religieux). Cela vise à éviter l’effondrement de son gouvernement.
Attaques personnelles contre l’opposition et son procès
Bibi q employé un ton moqueur envers l’opposition : il a suggéré que beaucoup de députés savent qu’ils « ne seront pas élus à la prochaine Knesset », citant le parti Yesh Atid de Lapid menacé de n’obtenir que « quatre sièges “ou ,oins. Il a dénoncé une « pression psychologique » de leurs critiques.
Sur son procès pour corruption aui s’étiole faute de preuves : Netanyahou a déclaré que « les intérêts de l’État exigent sa suspension ». Il a minimisé la question d’un éventuel pardon présidentiel : « Si on l’accorde, tant mieux ; sinon, tant pis ». Face aux cris d’opposition (« On vous cherche en Europe ! »), il a rétorqué que ces accusations venaient d’un « juge corrompu ».
Réactions et contexte
Le discours a été interrompu par des échanges vifs, notamment avec Lapid, qui a critiqué la gestion des échecs du 7 octobre, le plan de conscription et la demande de pardon. Globalement, Netanyahou a projeté une image de résilience, affirmant que les succès militaires et diplomatiques (comme la chute du régime Assad en Syrie, évoquée dans d’autres contextes récents) prouvent la force d’Israël.
Ce discours s’inscrit dans une stratégie de consolidation de la coalition et de contre-attaque judiciaire, alors que les élections approchent