Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu dans le Nord, la ville de Métoula panse ses plaies. L’étendue des dégâts causés par les tirs incessants du Hezbollah est colossale et son maire, David Azoulay s’active sans relâche pour redonner un visage humain à sa localité située à la frontière avec le Liban. Rencontre avec l’un des héros de cette guerre.
Jonathan Serero : Alors tout d’abord, je voulais savoir David ce que vous ressentez aujourd’hui après une année aussi mouvementée et difficile ?
David Azoulay : Je peux vous dire que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu la situation est pire que celle observée pendant la guerre notamment en termes de pression physique et psychologique.
Jonathan Serero : Pourquoi ?
David Azoulay : Parce que les habitants rentrent petit à petit chez eux et ils découvrent l’étendue des dégâts et c’est très compliqué à gérer. Ils jettent leurs affaires dehors. Il faut donc faire fonctionner un service de ramassage d’ordures en continu. Nous devons nous activer à déblayer les gravas provoqués par les tirs de missiles et de roquettes. Réfléchir à la reconstruction des habitations. Coordonner toutes les entreprises de secours qui sont mobilisées ici. Il faut s’occuper de la presse du monde entier et de tous ces bénévoles qui veulent venir nous aider. Mes journées s’étendent de six heures du matin à minuit. C’est juste de la folie mais je le fais pour ma ville et je ne compte pas les heures de travail.




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