(Bouclier et Flèche) Binyamin Netanyahou prend en main sa coalition avant les prochaines échéances

Marc Brzustowski

A l’horizon : deux votes majeurs (Budget, Conscription)

A aucun moment, Binyamin Netanyahou ne s’est laissé dicter un agenda :

–        ni par les groupes terroristes, qui ont bombardé Israël d’un millier et quelques centaines de roquettes et missiles,

–       ni par le charivari intérieur, quand Itamar Ben-Gvir, comptait lui apprendre ce que sont la dissuasion et la punition des coupables à Gaza.

Menée de main de maître, l’opération Bouclier et Flèche a remis l’échiquier politique en ordre et réinsufflé la confiance dans le tandem Netanyahou-Gallant, avec Herzi Halevi et Ron Dermer. Bibi Netanyahou a exclu toutes les extrêmes des questions de sécurité.

Tsahal a ainsi fourni à Binyamin Netanyahou un « bouclier » contre la baisse de sa côte de popularité, et des flèches pour contrer la vacuité des accusations de son adversaire au sein de la coalition : Itamir Ben-Gvir.

Netanyahou a donné des ordres top secrets de préparation à son état-major, tout en ne cédant pas à la tentation des représailles urgentes, dès la première semaine de mai. Otzmat Yehudit a dû ravaler ses menaces de boycott de la Knesset, dès l’élimination d’une brochette des six principaux chefs terroristes du Djihad Islamique.

L’état-major de choc a maintenu ce silence dès la fin de la première vague de bombardements jihadistes, et durant tout le processus décisionnel de l’opération. Netanyahou balaie d’un haussement d’épaules les critiques acerbes de Ben-Gvir, en lui proposant de partir s’il n’est pas content, juste au moment où ses proches conseillers militaires planifiaient méticuleusement les éliminations ciblées de cette opération audacieuse de renseignement, d’incursion et de frappes ! Le message est clair, à l’intention de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas : Tsahal sait à chaque instant où se trouve l’ennemi. Et la scission Hamas-Djihad Islamique est consommée.

Netanyahou préfère Yoav Gallant à Itamar Ben-Gvir

A 2h 32, mardi 9 mai, Ben-Gvir tweete : « Il est temps » ! en apprenant le lancement de Bouclier et Flèche. Comme si Bibi Netanyahou avait fini par obtempérer à ses injonctions. Tout le pays est alors au courant et jamais Ben Gvir n’a été mis dans la confidence. Mais il feint que tout le crédit de l’entreprise lui revient, seul moyen de ne pas s’humilier publiquement en reconnaissant qu’il a été très présomptueux et vain.

Bibi Netanyahou a toujours préféré les cabinets de sécurité confidentiels. Mais cette tendance s’est accrue par la mise à l’écart systématique d’Itamar Ben-Gvir et Betzalel Smotrich.

Il trace une ligne claire entre le club des « adultes responsables » et ceux auxquels il n’accorde pas sa confiance sur ces questions explosives. Sont membres de droit, Yoav Gallant, avec lequel les écarts se resserrent, à force de s’affronter les yeux dans les yeux, Ron Dermer, fin diplomate auprès des États-Unis, le chef d’État-major, Herzi Halevi, les chefs du Shin Bet (Ronen Bar), de l’Aman (Aaron Haliva) et du Mossad (Dudi Barnea).

Revigoré pour aborder les questions qui fâchent ?

Une fois cette mission achevée, Binyamin Netanyahou pourra aborder plus sereinement les efforts frénétiques pour faire passer le budget urgent, à cause de la crise,  avant la fin mai.

Ensuite, viendra l’épineux dossier impopulaire de l’âge des exemptions de conscription militaire, réclamé par les partis ultra-orthodoxes. C’est une promesse de campagne. Ce dernier sujet est d’autant plus brûlant, que Benny Gantz, à son plus haut niveau dans les sondages, ou son acolyte Eisenkot, y sont comme dans un fauteuil, pour fustiger le manque de sens du devoir national de ces piliers de coalition.

En somme, par cette opération où les flèches visent au plus juste, Binyamin Netanyahou prouve que c’est lui et lui seul qui dirige sa coalition et ses réfractaires, en donnant satisfaction à son opinion publique, qui réclame des interventions fermes, quand les djihadistes de Gaza pointent leur nez.

Prochaine échéance : la marche des drapeaux, jeudi 18 mai

L’opinion commune des gens qui effectuent leur service sans réclamer d’autre avantage que celui de combattre dans les meilleures unités, est que les religieux doivent aussi participer à alléger le fardeau collectif, d’une manière ou d’une autre : il existe des unités adaptées au mode de vie des haredim. Mais, ils peuvent aussi recourir au Shirout Leumi, les exemptant des charges de combat, en restant proche de la yeshiva. Plus tôt libérés ou exemptés, ils pourront entrer dans le monde professionnel avec le bagage minimal d’une formation et nourrir leur nombreuse famille.

Si un Ministre comme le Rav Boroush, du Judaïsme Unifié de la Torah, s’est permis de faire chanter le gouvernement, en exigeant le vote sur la conscription avant celui sur le budget, il n’aura pas les coudées franches, quand le pays entier est mobilisé pour faire preuve de résilience et de dissuasion face à l’ennemi.

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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