L’ÉTERNEL RECOMMENCEMENT DES ÉLECTIONS

Ma fille qui est aujourd’hui maman m’a toujours reproché, gentiment, mais avec raison, que depuis sa naissance je me suis toujours partagé entre l’écriture, les reportages et les phases longues et successives de bouclage, de graphisme, d’imprimerie, de distribution et de gestion des abonnés, autant dire que je n’étais jamais vraiment disponible pour elle. Cette situation est un peu similaire pour les élections car depuis au moins 30 ans on se retrouve toujours en période de préparation des élections, et ce, six mois à l’avance, puis au coeur des élections elles-mêmes, avec leur cortège de surprises, de conflits, de marchandages, où d’anciens ennemis irréductibles se trouvent comme par miracle des atomes crochus; sans compter cette période interminable quand le chef de l’État doit décider qui appeler pour diriger le nouveau gouvernement. Je passerais sur ladite composition du gouvernement qui, elle aussi, prend sa grande part dans l’attente, l’anxiété, les déceptions et les sourires.
Le 27 octobre 2026 constitue la date pivot vers laquelle convergent toutes les tensions politiques actuelles en Israël et notre gauche si habile à trouver n’importe quel prétexte pour salir le gouvernement en place s’étonne bassement de la coïncidence de date entre la tragédie du 7 octobre 2023 et la tenue des prochaines élections législatives, fixées au 27 octobre. Cette tentative d’instrumentaliser la proximité des dates entre le cataclysme de 2023 et le scrutin législatif ne vise qu’à acculer le Premier ministre. Ainsi tout est prétexte à éreinter Netanyahou et la loi de conscription si contestée par une gauche qui avait pourtant le pouvoir de la voter il y a cinq ans sous Bennett-Lapid,est une loi qui doit intégrer près de 25 000 ultra-orthodoxes sous les drapeaux en 5 ans. Cette même gauche qui s’effrayait de voir se bâtir des régiments de soldats orthodoxes qui auraient pu constituer une garde très rapprochée dugouvernement. Je l’ai répété mille fois dans ces colonnes, aucune ‘’Halacha’n’exempte les jeunes gens des Yechivot de faire leur service militaire, à plusforte raison quand le pays a connu ce qu’il a connu. Mais personne ne pourra obliger un jeune homme à servir s’il ne peut tenir une arme, s’il n’a pas de condition physique ou si simplement sa tête est ailleurs que dans les casernes. Par contre, dans la mesure où sa famille, lui, ses futurs enfants perçoivent ou percevront tous les avantages de la société israélienne, — alors que le refusde porter les armes ne peut s’appliquer qu’à des critères d’incapacité physique et mentale réelle—, ils se doivent de contribuer au bien-être du pays et servirdans des services d’utilité publique civile. Ils peuvent et c’est ma proposition depuis plusieurs années être employés comme enseignants de la Torah et de l’hébreu dans les casernes.
La Guerre

Nous sommes beaucoup d’analystes mais aussi beaucoup de citoyens à penser que la clef de la résolution du conflit moyen-oriental actuel passe par l’effondrement total et définitif du régime iranien, lequel devrait agir comme un effet domino au Liban, dans la bande de Gaza et partout ailleurs si le besoin s’en fait sentir. Mais il faut cependant prendre au sérieux les déclarations iraniennes qui martèlent que l’Iran reste un pays de 100 millions d’habitants forts de milliers d’années de diplomatie derrière lui, c’est-à-dire doté d’une assise et d’un savoir-faire historique et unique que rien ne pourrait prendre en défaut. Aussi même une large et nécessaire intervention militaire terrestre et conventionnelle, et qui ne saurait tarder, pourra difficilement éradiquer les métastases cancéreuses et nucléaires qui se dissimulent dans tout le pays. La réhabilitation risque d’être longue, peut-être même coûteuse en hommes. Il nous faut déjà nous y préparer. A la veille d’élections… critiques.

la suite dans le prochain numero d’Israel Magazine