L’Interview imaginaire d’Ariel Sharon

Ariel Sharon : “Un peuple qui se divise en pleine guerre oublie pourquoi il se bat.”

Dossier préparé par André Darmon

Nous reprenons un des thèmes anciens et favoris d’Israël Magazine, l’interview imaginaire. Elle concerne un homme célèbre, mort, auquel nous faisons dire ce qu’il aurait dit, s’il était encore vivant, sur ce qui se passe aujourd’hui. En ce 7 octobre 2025, deux ans après la tuerie, allons donc discuter avec Ariel Sharon.
Israël Magazine : Bonjour, Ariel Sharon. Dans cette interview imaginaire, nous allons évoquer votre vie et à votre héritage. Commençons par vos exploits militaires. Pouvez-vous nous reparler de votre rôle pendant la Guerre d’Indépendance en 1948 ?
Ariel Sharon : Ah, la Guerre d’Indépendance… C’était le début de tout pour Israël. J’avais à peine 20 ans, et j’étais commandant de peloton dans la Brigade Alexandroni. Nous combattions pour notre survie contre des forces arabes supérieures en nombre. Je me souviens d’une bataille particulièrement dure près de Latroun, où j’ai été grièvement blessé à l’abdomen. J’ai rampé pendant des heures pour échapper à l’ennemi, perdant du sang, mais refusant d’abandonner. C’était une leçon de résilience : Israël naissait dans le feu, et chaque soldat comme moi devait tout sacrifier. Sans cette détermination, l’État n’existerait pas aujourd’hui.
IM : Passons à la Guerre de Kippour en 1973. Votre exploit lors de la traversée du canal de Suez est légendaire. Comment le décririez-vous ?
AS : La Guerre de Kippour a été un choc pour nous tous. Les Égyptiens et les Syriens nous ont surpris le jour le plus saint. J’étais général de division, commandant la 143e division blindée. Face à l’impasse sur le front du Sinaï, j’ai proposé un plan audacieux : traverser le canal de Suez pour encercler la Troisième Armée égyptienne. Malgré les doutes du haut commandement, nous avons lancé l’opération le 15 octobre. Mes troupes ont franchi le canal sous le feu ennemi, construit un pont flottant, et coupé les lignes d’approvisionnement égyptiennes. C’était risqué – un échec aurait pu être catastrophique – mais cela a inversé le cours de la guerre. J’ai toujours cru que l’offensive était la meilleure défense. Cet exploit a sauvé Israël d’une défaite potentielle et a forcé un cessez-le-feu.

IM : En 1982, vous avez dirigé l’Opération Paix en Galilée, l’invasion du Liban. Avec le recul, quelles erreurs identifiez-vous dans cette campagne ?

AS : Paix en Galilée… Un nom ironique, n’est-ce pas ? En tant que ministre de la Défense, j’ai lancé cette opération pour éliminer les bases de l’OLP au Liban sud, qui terrorisaient le nord d’Israël. L’objectif initial était limité : sécuriser une zone tampon de 40 km. Mais les choses ont dégénéré. Nous sommes allés jusqu’à Beyrouth, ce qui a prolongé le conflit et causé des pertes inutiles. La plus grande erreur ? Avoir fait confiance aux Phalangistes chrétiens pour gérer les camps de réfugiés comme Sabra et Chatila. Leur massacre de civils palestiniens a été une horreur. Je n’ai, bien sûr, pas ordonné cela, mais la commission Agranat m’a tenu indirectement responsable pour n’avoir pas anticipé le risque.

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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