Éditorial d’André Darmon datant du 15 août 2005

Dans le prochain Israël Magazine: Il y a 20 ans l’Évacuation du Goush katif
Ces habitants ont raison devant la raison d’État, laquelle a toutes les raisons d’avoir, peut-être raison, devant l’Histoire.
Évacuez Enderlin
C’est avec un véritable pincement au cœur que j’ai quitté définitivement le Goush Katif et la bande de Gaza, ce 13 août 2005. Non sans avoir, jusqu’au bout, tenté de faire mon métier, au milieu de centaines d’autres journalistes que je n’avais jamais croisés ici — ou bien, à l’inverse, cherché à leur rappeler, en restant délibérément sur place, les vertus d’un sionisme vivant, celui qui persiste ici tandis qu’il s’étiole partout ailleurs, en Israël comme dans les communautés juives du monde.
J’y ai laissé des visages contrits, des regards un peu hagards, des lèvres serrées, des mines de chiens battus. Et des enfants, semblant pris la main dans le sac… un sac que pourtant on leur avait offert.
J’ai vu des hésitations cruelles, des déchirements : partir ou ne pas partir avant, préserver ses enfants du traumatisme…
Souvent, le silence s’est imposé à moi, devant la détresse de ces habitants. Ils ont raison face à la raison d’État — laquelle, peut-être, a aussi ses raisons devant l’Histoire.
L’évacuation du Goush Katif et de quelques localités de Samarie ne pourra se justifier pleinement que si la feuille de route est appliquée avec rigueur. Or sa deuxième phase est limpide : le démantèlement des groupes terroristes. Des « groupes armés », a osé dire Charles Enderlin — Enderlin qu’il serait temps, un jour, d’envoyer en mission en Algérie…
Ariel Sharon, dont on dit qu’il aurait écrasé une larme — bien plus facile à faire que d’écraser deux mille maisons juives —, affirme vouloir désormais ne plus rien céder, ne plus rien donner, tant que les infrastructures de la terreur continueront à frapper Israël. Il aurait annoncé qu’il frapperait durement ceux qui violeraient l’état de non-belligérance que l’évacuation est censée apporter.
J’avais d’ailleurs fait remarquer à Shaoul Mofaz, lors de l’entretien qu’il m’avait accordé, que dès la décision d’évacuation, des voix s’étaient élevées pour remettre en cause Maalé Adoumim et Ariel. Il m’avait répondu, avec fermeté, qu’il existait des lignes rouges qu’Israël ne franchira pas. Quand on se souvient de la stratégie ‘limpide’ d’Arafat — et de celle de Husseini, l’ex-ministre palestinien chargé de Jérusalem — on ne peut s’empêcher de penser que l’évacuation de Gaza n’est que la première phase d’un démantèlement programmé, par étapes. Et tant que ce démantèlement ne sera pas allé jusqu’au bout, Israël essuiera les réprimandes diplomatiques, les attentats — conséquence logique de notre immobilisme.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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