Les Rabbins du Sionisme religieux dans la Tourmente

Le sort des otages, l’esprit et la lettre

Robert BEN DENOUN

Par ses côtés émotionnels et forcément politiques, parce qu’elle s’est insérée dans l’âme et le cœur de tous les Israéliens, la crise concernant le sort des otages retenus à Gaza mine la vie de ce jeune Etat de 76 ans en recherche de sérénité, d’apaisement, et de routine.

Les pressions de la rue, de la Knesset, et d’instances non gouvernementales, engageaient les politiques et les sécuritaires à créer les conditions de négociations fructueuses avec les dirigeants souterrains du Hamas, afin de permettre la libération des « ‘Hatoufim[1] », et ce rapidement. ‘Akhchav’, (maintenant), scandent les familles des otages et les activistes chargés aveuglement d’enflammer la situation déjà sensible après le cataclysme du 7 octobre dernier.

D’un autre côté, certains parents d’otages, certains dirigeants du Shabak[2] ou de l’armée, conditionnent ces libérations à des critères bien spécifiques en matière de sécurité, de prévention d’enlèvements, contingentant la levée d’écrou programmée de centaines de terroristes « palestiniens » ayant du sang sur les mains. Les mémoires en Israël sont encore traumatisées par l’accord Gilad Shalit du 12 octobre 2011, qui avait permis de libérer 1027 terroristes arabes (ayant pour la plupart récidivé, multipliant les actes de terreur, dont Yahya Sinwar, l’ex-leader du Hamas) en échange du soldat Gilad Shalit détenu à Gaza, depuis le 25 juin 2006.

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