Une chaîne de décision qui ne sait plus décider ?
( Photo : Amos Ben Gershom / L.A.M. )
Invasion terrestre imminente dans Gaza, dilemme des personnes enlevées – selon les témoignages de responsables politiques et militaires, le gouvernement aurait aujourd’hui du mal à decider.
Netanyahou est furieux contre les hauts responsables de Tsahal, coupables, selon lui, du fiasco. Il n’est pas pressé d’adopter leurs plans.
Gallant proactif contre le Hezbollah, Bibi à l’écoute des exigences humanitaires de Biden
La relation entre lui et Gallant rend également difficile la collaboration. La peur de la tempête qui surviendra le « jour d’après » imprègne le sommet de la hiérarchie.
Le cabinet d’urgence devra prendre une décision cruciale dans les prochains jours, peut-être dans les prochaines heures.
Dans un journal télévisé hier sur CNN, on a rapporté que la libération des citoyennes américaines Judith et Natalie Ra’anan a renforcé le sentiment au sein de l’équipe américaine que d’autres otages pourraient être libérés grâce à des négociations avec les double-faces du Qatar. La chaîne a affirmé de sources à Washington que l’administration faisait pression sur Israël pour qu’il reporte son entrée terrestre dans la bande de Gaza afin de permettre des progrès sur la question des personnes enlevées.
Tout se décide-t-il à Doha et Washington ?
Les contacts avec le Hamas sont gérés par le Premier ministre du Qatar, Mohammed Al Thani, en consultation avec la Maison-Blanche. Joe Biden est convaincu que la résolution de la question des otages prime sur tout, y compris l’action sur le terrain. Israël voudrait séparer la question de l’entrée sur le terrain de la question des personnes enlevées.
L’approbation… toujours remise à demain
Le porte-parole de Tsahal a ouvertement déclaré hier qu’il attendait l’approbation du niveau politique pour une action sur le terrain, car c’est une manière pour les dirigeants de Tsahal de transférer la charge de la démonstration au gouvernement et en particulier au Premier ministre. Au-delà du débat sur le calendrier, une crise de confiance est apparue entre Netanyahou et Tsahal ainsi qu’au sein du cabinet restreint et du cabinet général.
La crise de confiance s’ajoute aux terribles dégâts qu’Israël a subis le 7 octobre. Il est alors difficile de se concentrer sur la guerre et de prendre des décisions douloureuses.
Gantz et Eisenkot, généraux décoratifs
Cette fois, malgré les bonnes intentions, les renforts de Benny Gantz et Gadi Eizenkot laissent une empreinte limitée sur le résultat final, du moins pour l’instant. En vertu de l’accord qu’ils ont signé avec Netanyahou, les deux hommes ne peuvent pas rencontrer d’officiers en dehors des discussions du cabinet, sauf avec l’approbation du Premier ministre.
Les familles et l’armée sont à cran
17 jours se sont écoulés depuis l’attaque meurtrière du Hamas dans la ceinture de Gaza. Pour les familles dont les proches sont détenus quelque part à Gaza, c’est très long. C’est long, même pour ceux qui enterrent leurs morts chaque jour, pour les militaires du nord et du sud qui attendent des ordres et pour la société israélienne, prête à relever le défi.
Si Tsahal prend modèle sur Biden en Afghanistan, ça promet
Netanyahou avait empêché une décision proactive dans le nord, même si l’armée israélienne et le ministre de la Défense Galant avaient recommandé une action – une affirmation démentie par Netanyahou. Au centre du débat se trouvait la demande américaine d’éviter une intervention israélienne préventive, par une frappe au Liban. Les Américains sont attachés à l’exigence d’une aide militaire généreuse, du déploiement de deux porte-avions au large des côtes libanaises et d’un engagement à soutenir l’armée israélienne si le Hezbollah déclenche une guerre. Cette semaine, les ministres ont de nouveau affirmé que Netanyahou était à l’origine du retard dans l’entrée terrestre à Gaza. Un ministre qui n’a pas osé être identifié nommément (proche d’Otzma Yehudit ?), a qualifié Netanyahou de « lâche ».
La guerre à Gaza a donné lieu à un large consensus au sein de la société israélienne. Au sommet du gouvernement et de l’armée, la situation est différente. Les événements du 7 octobre ont créé une crise de confiance.
Ce n’est pas un hasard si Bibi Netanyahou a rencontré à deux reprises ces derniers jours le général de division à la retraite Yitzhak Brik, qui critique depuis toujours sévèrement les capacités de l’armée terrestre et s’oppose à toute action terrestre à Gaza. Mais est-ce bien le moment de tergiverser ?
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